Le devenir des exploitations agricoles bretonnes est incertain. C’est ce que montre l’édition de janvier 2013 d’Agreste, la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) de Bretagne. Lors du dernier recensement agricole (2010), les 16 473 agriculteurs bretons de plus de 50 ans (48 % du total pour 38 % de la SAU) ont donné quelques éléments sur la pérennité de leur exploitation. Il en ressort que 58 % des plus de 50 ans ne savent pas ce qu’il adviendra de leur exploitation. Dans 19 % des cas (3 079 exploitations souvent de dimension économique modeste, à 85 % en individuel), la cause est entendue : les exploitants annoncent la disparition de leur ferme à leur départ en retraite. Pour 16 % des exploitants, la relève sera assurée par un membre de la famille. La plupart du temps, ce sont des fermes de grande dimension, surreprésentées en bovin-lait et granivores. Les reprises par un hors-cadre familial représentent près de 800 fermes (4 % des 50 ans et plus). Quant à la transmission de fermes d’un exploitant à son coexploitant, elles se chiffrent à 3 %. De cette énumération de situations, Agreste tire plusieurs conclusions. D’abord il paraît évident que la taille de l’exploitation et sa dimension économique influent directement sur son potentiel de reprise. Tout comme le statut de l’exploitation qui se vend mieux lorsqu’elle est organisée en Gaec... ou lorsque le vendeur est une femme.
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