Abonné

Sivens Les agriculteurs de Midi-Pyrénées refusent d'être contrôlés

- - 2 min

Les agriculteurs de Midi-Pyrénées ont annoncé, le 2 février, qu'ils refusent d'être contrôlés par l'Etat (Pac, nitrates, etc.) tant que le site de Sivens ne sera pas évacué.

La FRSEA et les Jeunes Agriculteurs de Midi-Pyrénées ont annoncé, le 2 février, qu'ils interdiront « un quelconque contrôle » d'État sur leurs exploitations tant que le site du barrage de Sivens (Tarn) restera occupé par les « zadistes », rapporte l'AFP. Patrice Ramond, secrétaire général des Jeunes agriculteurs de Midi-Pyrénées, complète : « Il s'agit de tous les contrôles subis sur nos exploitations » concernant les aides Pac, la directive nitrates, etc. Les agriculteurs n'acceptent plus de se plier aux pouvoirs publics, alors que, selon Patrice Ramond, la « zone à défendre » de Sivens est « une zone de non-droit ». Dans un communiqué, la FRSEA et les JA accusent l'État d'être « incapable de faire respecter le droit sur le site de Sivens ». Ils rappellent que la ministre de l'Environnement Ségolène Royal avait demandé en octobre la suspension du chantier, une expertise comptable – ces deux premiers points ont été respectés – et la « libération du site par ses occupants », ce qui reste en suspens et provoque leur colère.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Pour leur part, les occupants de la ZAD (Zone à défendre) étaient convoqués, le 2 février, au tribunal d'instance d'Albi, en vue de leur expulsion. Mais l'audience a été reportée au 11 février. Au-delà des tensions qui se cristallisent entre les pro et les anti-barrage, cette semaine sera décisive sur le projet proprement dit. Patrice Ramond explique que le préfet de la région Midi-Pyrénées devrait faire des annonces dans la semaine. « Il va certainement annoncer un projet plus petit que le projet initial », regrette-t-il. Les syndicats agricoles majoritaires de la région ont déjà indiqué, mais ils le répètent : « Les agriculteurs sont désabusés ».