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Surfaces Les agriculteurs donnent la primeur au blé

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Ce que les opérateurs de terrain pressentaient depuis plusieurs mois se confirme dans les statistiques : le blé gagne du terrain dans les assolements, avec une hausse des surfaces de 3,4 %, tandis que le colza recule de 6 %. Le Scees et l’ONIGC obtiennent des chiffres quasiment identiques.

«Estimée à 5 millions d’hectares, la sole du blé tendre d’hiver augmenterait de 3,4 % et devancerait son niveau record de 1998 », indique le Scees (Service central des enquêtes et études statistiques) dans sa dernière note de conjoncture publiée le 10 décembre. La hausse s’explique par l’augmentation des cours du blé, et par la conversion de surfaces auparavant en jachère, analyse l’organisation. L’ONIGC, qui obtient les mêmes chiffres, note toutefois que « les assolements en France sont moins réactifs aux variations de marché que dans d’autres pays, en raison du nombre de cultures composant les assolements ». Toutes les régions seraient concernées par l’augmentation de la sole. Particulièrement le Centre, ou les surfaces progresseraient de 2,5 %.

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Impact limité de la disparition de la jachère en colza

En blé dur d’hiver, les surfaces perdraient en revanche 5 %, d’après le Scees, contre 1,9 % seulement selon l’ONIGC. En orge d’hiver, la sole progresserait de 3,5 % par rapport à l’an passé. Elle dépasserait de 11 % la moyenne des cinq dernières années, indique le Scees. Selon l’ONIGC, les régions d’Orléans et de Chalons en Champagne verraient leurs surfaces gagner 10 000 et 11 000 hectares. A l’inverse, la sole de colza d’hiver perdrait 6 %. « Estimée à 1,5 million d’hectares, elle resterait néanmoins à un niveau élevé, 28 % au-dessus de la moyenne 2002-2006 », indique le Scees. La baisse serait forte en Poitou-Charentes, Champagne-Ardenne, Centre et Lorraine, mais plus faible en Picardie et en Bourgogne. L’ONIGC estime que la chute aurait pu être plus rude, compte tenu de l’envolée des prix du blé. L’Office estime que la suppression de l’obligation de jachère a finalement eu un effet limité. Toutefois, les surfaces récoltées pourraient être moins importantes, car dans certaines zones, les semis ont mal levé.