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Semences Les agriculteurs multiplicateurs se sentent menacés par le Grenelle

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Réunis le 6 juin en congrès à La Rochelle, les agriculteurs producteurs de semences réunis au sein de la FNAMS se sont dits inquiets des nouvelles contraintes environnementales pesant sur leur métier. Ils souhaitent une concertation « urgente » avec les pouvoirs publics.

Les agriculteurs multiplicateurs de semences sont soucieux. « L’évolution actuelle du contexte réglementaire et les exigences accrues en matière d’homologation pourraient aboutir à un désengagement des firmes dans leur investissement sur les usages phytosanitaires en production de semences », s’est inquiété Robert Pellerin, le président de la FNAMS (Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences) devant ses adhérents réunis le 6 juin en congrès annuel. « A terme, les enjeux de la production de semences de qualité risquent d’être oubliés », a-t-il déclaré. Les craintes des professionnels sont amplifiées depuis le lancement du Grenelle de l’environnement et la volonté affichée du gouvernement de réduire l’usage des pesticides de 50% en 10 ans. Les professionnels demandent à pouvoir assurer une bonne protection phytosanitaire de leurs cultures « par l’emploi raisonné d’une gamme suffisante de produits homologués dans le cadre des usages mineurs ».

« Se donner le temps »

« Des méthodes alternatives de lutte pourront être mises au point, permettant à terme de réduire l’emploi de produits phytosanitaires. Mais pour cela, il nous faut du temps ». C’est la raison pour laquelle la FNAMS demande le maintien des homologations concernant les produits actuellement autorisés aussi longtemps que des produits de remplacement équivalents ne seront pas autorisés. Autre souhait : l’application rapide des homologations pour les nouveaux produits et la reconnaissance mutuelle des substances entre Etats européens.

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« Il n’est pas question, pour nous producteurs de semences, de nous mettre en marge des producteurs de grandes cultures. Au contraire, nos demandes complètent leurs revendications afin de prendre en compte les difficultés de nos productions. Nous attendons d’ailleurs la promulgation de la loi qui fera suite au Grenelle de l’environnement et ses conséquences sur les produits phytos », ajoute Robert Pellerin. Le président de la FNAMS souhaite une « concertation urgente » avec les pouvoirs publics, en particulier sur une « mise à jour » de la directive 91/414/CE concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.