Les industriels agroalimentaires de l’Ania ont publié le 14 octobre leur « manifeste vert », détaillant cinq thématiques visant à inscrire les activités de ses adhérents « dans un cadre plus vert, plus efficient dans l’utilisation des ressources, pour bâtir une économie circulaire ».
Les 32 syndicats et 15 associations adhérents s’engagent par ce document à réduire l’impact carbone de 35 % à l’horizon 2030 par rapport à leur niveau de 2015, à accélérer le développement de chaînes logistiques durables, et à accompagner une réduction de 50 % du gaspillage d’ici 2025. Reprenant les objectifs de la loi sur l’économie circulaire de Brune Poirson, elles indiquent également leur volonté de travailler sur l’affichage environnemental, et de favoriser « la circularité des emballages ». Cette transition, souligne Richard Girardot, président de l’Ania, ira « d’autant plus vite que les aides aux investissements d’avenir du plan de relance gouvernemental seront effectives ».
Fort de ce constat, le manifeste détaille donc également pour chaque objectif les moyens que l’Ania attend des pouvoirs publics. Concernant les émissions de gaz à effet de serre, la généralisation de l’approvisionnement en énergies renouvelables ne sera ainsi possible selon l’Ania qu’à la condition que des aides au biogaz, estimées entre 100 et 200 millions, soient accordées à la filière. De même, rappelle l’Ania, la mise en œuvre de la loi économie circulaire a été évaluée à 4 milliards d’euros, alors que les entreprises ont déjà versé près de 9 milliards d’euros à Citeo, entreprise née en 2017 de la fusion d’Eco-Emballages et d’Ecofoliopar.
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L’Ania demande aussi que l’État accompagne les entreprises en termes de compétences sur les volets logistique et affichage environnemental. L’association souligne, entre autres, son besoin d’aide pour la réalisation d’analyses de cycle de vie, de diagnostics sur le gaspillage alimentaire, ou pour le développement d’applications de suivi des flux et des stocks.
Réduire l’impact carbone de 35 % à l’horizon 2030