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Les « anti-tout »

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La guerre du maïs aura-t-elle lieu ? Alors que se prépare le congrès du maïs qui se déroulera à Bordeaux les 13 et 14 septembre prochains, les professionnels de la filière entendent dès le 1er septembre, dans le cadre d’une conférence de presse, faire taire les mauvaises langues qui ont, cet été, montré du doigt cette culture « grande » consommatrice d’eau. La faute à la sécheresse… mais aussi aux attaques de l’UFC-Que-Choisir ou aux propos de la ministre de l’Environnement Nelly Olin. Cette dernière a en effet estimé « qu’il fallait faire reculer la culture du maïs ».

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Dominique Bussereau, le ministre de l’Agriculture s’est empressé de rectifier le tir en prenant la défense des maïsiculteurs. « La France a besoin de maïs », a-t-il expliqué. « C’est un produit qui est bon dans les écosystèmes. Il y a eu des excès, certainement, à certaines époques. Mais les agriculteurs savent aujourd’hui que l’eau est une ressource rare et la traitent comme telle », a-t-il ajouté. Cette « positive attitude » ne doit pas masquer le questionnement légitime des citoyens vacanciers face à des rampes d’arrosage tournant à plein régime. « S’il est un peu trop facile de surfer en permanence sur le sensationnel, les peurs, l’émotion et les faux procès », comme le rappelle l’AGPM dans un communiqué, il n’est plus acceptable pour la profession agricole de se positionner en victime de tout, des médias, des écolos, des « anti-tout », selon la formule du syndicat. « Ces derniers, nous explique l’AGPM, ont trouvé une nouvelle cible : la sécheresse et l’irrigation ». Espérons que le message de rentrée des maïsiculteurs sera plus percutant. La profession agricole ne manque en effet pas d’arguments, encore faut-il qu’elle se libère de cette tendance à voir le mal partout… chez les autres.