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Les AOP laitières demandent plus de protection contre les usurpations

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Le Cnaol (Conseil national des appellations d’origine laitières) appelle, dans un communiqué du 13 janvier à renforcer « la protection des fromages, beurres et crèmes sous Appellation d’origine protégée (AOP) et Indication géographique protégée (IGP) en France mais aussi à l’étranger ».

« Près de 9 produits sur 10 sont confrontés à des usurpations, des copies ou du parasitisme », assure le syndicat après avoir sondé les ODG (organismes de défense et de gestion) en mars 2020. « L’AOP est un concept fort, porteur de beaucoup de valeurs qui sont redécouvertes aujourd’hui et demandées par la société. Il est intolérable que les AOP soient pillées », revendique Claude Vermot Desroches, président de la commission Protection du Cnaol.

Pour y remédier, « le Cnaol demande aux pouvoirs publics des mesures dissuasives pour lutter efficacement contre ces copies ». Plus largement, le syndicat voudrait que toutes les appellations sans exception bénéficient d’une protection dans les pays tiers lorsque l’Union européenne signe un accord commercial. Actuellement, seules quelques indications géographiques sont protégées lors de ces accords commerciaux.

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Une mise en garde est particulièrement formulée à l’égard des relations futures avec le Royaume-Uni, première destination à l’export des AOP laitières. Si « à ce jour, la protection des indications géographiques européennes existantes reste assurée au Royaume-Uni […] , les derniers accords du Brexit n’offrent aucune garantie sur le long terme », déplore le Cnaol.

Ces demandes font suite à la décision de la Cour européenne de Justice qui, dans le cadre d’un litige concernant l’AOP Morbier, considère qu’il est interdit de reproduire l’apparence d’une AOP si cela induit le consommateur en erreur.

« Près de 9 AOP sur 10 sont confrontées à des usurpations »