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Les apiculteurs attendent toujours les résultats du plan pollinisateurs

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À la veille du congrès européen des apiculteurs, et un an après le lancement du plan pollinisateur, « le compte n’y est toujours pas », déplore le président de l’interprofession apicole Éric Lelong. L’élu de la FNSEA se dit même « inquiet », alors qu’une réunion du comité de suivi organisée en septembre n’a pas apporté de réponses à ses interrogations. Une déception de plus pour ce plan accordé après la réintroduction des néonicotinoïdes.

L’axe réglementaire (axe 5) a bien été mis en œuvre, avec la révision des conditions d’épandage de pesticides. Des dispositions imposant des traitements nocturnes pour les molécules les plus toxiques pour les insectes et qui, maintient Franck Alétru, président du Syndicat national apicole (SNA), « apporteront un bien-être généralisé ».

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Mais la plupart des autres axes restent inaboutis. Concernant la lutte contre le frelon asiatique (axe 4), « les services des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique se renvoient la balle, et nous espérons toujours obtenir une enveloppe dédiée », rappelle Éric Lelong. Le SNA revendique déjà la mise en place de 30 000 pièges de type Jabeprode, mais cet effort, souligne Franck Alétru, « a été financé par les apiculteurs ».

Autre chantier décevant selon Éric Lelong : l’amélioration de la ressource pour les abeilles (axe 6), proposé par la profession agricole. Le coût des emplacements facturés dans les forêts domaniales par l’ONF serait d’ailleurs encore un point de crispation côté apiculteurs. De même pour l’observatoire des mortalités des abeilles (OMAA), expérimenté dans trois régions, et qui devrait être déployé à l’échelle nationale. Pour Eric Lelong, l’interprofession ne peut accepter un financement du PSN (déclinaison nationale de la future Pac), plutôt réservé selon elle aux aides directes et à la recherche et développement.

« Les services des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique se renvoient la balle »