La filière française du bioéthanol appelle les institutions européennes à mieux prendre en compte les résultats des nouvelles études qui « confirment la performance des biocarburants en matière d’environnement et d’alimentation ». Son communiqué du 12 décembre explique de quelle façon les arguments contre les biocarburants perdent de leur pertinence. Leurs effets indirects sont « plus incertains que jamais », affirment conjointement les producteurs de maïs (AGPM), de blé (AGPB), de betteraves (CGB) et d’alcool (SNPAA). Ils pointent la remise en cause d’études majeures, basées sur une « intégration insuffisante de la réalité de la progression des rendements ». Pour eux, un « faux débat » s’est instauré sur le thème « manger ou conduire » : la Banque Mondiale, en mai 2013, « démontre que l’impact des biocarburants sur les prix de l’alimentation a été très exagéré » ; l’agence Ecofys « prouve leur contribution à la stabilité des prix et à la sécurité alimentaire ». Le communiqué s’attache à démontrer que « l’accaparement des terres par les biocarburants est un mythe ». Contestant être bénéficiaire de larges subventions publiques, la filière bioéthanol dit avoir généré en 2012 plus de 250 M d’euros de recettes fiscales nettes.
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