À l’issue de son assemblée générale le 30 juin, le président de l’Association française des artisans fleuristes (FFAF), Farell Legendre, annonce à Agra Presse, son souhait de déposer la candidature de l’art floral français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité (Unesco) : « Fleuriste apparaît parfois comme un métier émergeant, alors que la tradition remonte à l’époque de Vatel. Pour nous, il s’agit aussi d’une question de transmission ». De transmission, il en a été aussi question concernant la charte d’engagement sur laquelle la fédération travaille depuis deux ans : « Elle entend mettre en avant le travail artisanal du fleuriste, la transmission, le geste, la formation, explique Farrell Legendre, mais aussi son engagement sociétal : intégré dans le tissu économique local, il offre un lien social intergénérationnel, car les fleurs et les plantes sont présentes dans nombre de moments de la vie (mariage, fête, deuil…). Il s’agit aussi d’appuyer sur la traçabilité et l’origine des produits que nous vendons. Nous savons qu’il nous reste encore des points à améliorer. » Ce travail devra passer par exemple par des relations renforcées avec les grossistes.
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Pour Farrel Legendre, l’objectif demeure d’être à même de répondre aux attentes des clients en termes d’information : « Il faut une vision à 360°, qui intègre tous les paramètres de l’équation, y compris sur le thème des fleurs importées ». Le président de la FFAF estime par ailleurs que la filière se situe « dans une année charnière, avec de grandes incertitudes, un marché tendu, et des interrogations sur le comportement d’achats des Français. La France demeure le troisième marché européen mais les volumes ne suivent pas ». En 2024, le marché est resté sur une tendance baissière.