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Les axes de la filière vin : RSE, création de valeur, résilience et export

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La filière du vin est en train d’élaborer son plan de filière en quatre axes : la responsabilité sociale et environnementale (RSE), la création de valeur, la résilience des exploitations et des entreprises et l’adaptation aux marchés internationaux. Au 7 décembre, les quatre groupes de travail correspondant à ces axes s’étaient réunis mais il restait à Jérôme Despey, président du conseil viticole de FranceAgriMer, et à Jean-Marie Barillère, président du Conseil national des interprofessions viticoles (Cniv), à valider les propositions des professionnels. Donc pour l’instant la filière ne peut rien annoncer.

Néanmoins, l’intitulé des groupes de travail est parlant. Ainsi, le sujet de la réduction des intrants renvoie à deux thèmes majeurs : la recherche sur les cépages résistants au mildiou et à l’oïdium et le remplacement des herbicides par davantage de main-d’œuvre. Or, plus de main-d’œuvre peut nécessiter des mesures fiscales et réglementaires incitant à l’embauche de salariés.

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L’axe sur la RSE recouvre des enjeux qui font régulièrement l’actualité : la nécessaire adaptation du vignoble et des pratiques aux attentes de la société. Mais cet axe recouvre une thématique essentielle, sans laquelle les professionnels rendraient une copie blanche sur leur plan de filière : « Il faut que l’État affirme clairement quelle est la légitimité de la consommation de notre produit, pour que l’on puisse parler de tout le reste », indiquent les membres des groupes de travail. Autrement dit que les pouvoirs publics définissent ce qu’est une consommation responsable de vin, à moins qu’ils songent à le prohiber purement et simplement.

« Il faut que l’État affirme clairement quelle est la légitimité de la consommation de notre produit »