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ESPAGNE/RESTRUCTURATION Les banques créancières de Pescanova proposent leur plan

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Les banques créancières de Pescanova ont présenté le 31 mars au cabinet Deloitte, administrateur judiciaire de l'entreprise de pêche en faillite, leur plan de sauvetage de l'entreprise. Les banques réunies autour des cinq établissements les plus engagés (les espagnols Sabadell, Popular, NCG, BBVA et CaixaBank, représentés par KPMG, Santander et Bankia s'étant retirés) auxquels pourrait se joindre l'italien UBI, rejettent le projet proposé par le brasseur Damm et le fonds d'investissement Luxempart (voir Agra alimentation du 27 mars) qui souhaitent une reprise après liquidation, sans reprise ne serait-ce que partielle, du passif. Les banques acceptent d'abandonner 70% de leur créance de 3 milliards d'euros et d'injecter 115 millions pour assurer les besoins en fonds de roulement. Elles refusent en outre que les 12 filiales du groupe soient placées en redressement judiciaire, comme le demande Damm, jugeant que ces entités sont viables. Elles critiquent le projet du groupe brassicole, l'accusant de ne jamais avoir engagé un seul euro pour redresser le groupe de pêche alors que les établissements financiers avaient engagé 56 millions d'euros au cours des 12 derniers mois pour assurer la continuité de l'entreprise. Les 115 M€ d'argent frais seront dégagés par chacune des banques au prorata de leurs créances actuelles envers le groupe. Ce « plan B » doit maintenant obtenir l'aval de 51% des créanciers du groupe, dans un délai de 15 jours. Il semblerait que la Commission nationale de la bourse (CNMV) voit celui-ci d'un œil très favorable, car « l'Espagne ne peut se permettre de perdre un fleuron industriel comme Pescanova », selon sa présidente Elvira Rodriguez.

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