Devant le refus du brasseur espagnol Damm et de son partenaire, le fonds Luxempart, d'améliorer les propositions faites aux créanciers de Pescanova dans le cadre de son offre de reprise, les banques ont décidé de rompre les négociations. Elles détiennent 70% de la dette du leader espagnol de la pêche et estiment que Damm n'a pas respecté les termes de l'accord initial, et demande un abandon de créances qu'elles ne sauraient accepter. En outre les banques, menées par les sept plus engagées, les banques espagnoles Sabadell, Popular, CaixaBank, NCG, BBVA, Bankia et l'italienne UBI (appelées G7) ne veulent pas que les filiales espagnoles de Pescanova soient déclarées en faillite comme le demandent Damm et Luxempart. Elles estiment que celles-ci sont viables et que si elles étaient déclarées insolvables leurs dettes envers l'ensemble des banques seraient encore majorées. Les banques du G7 vont adresser à l'administrateur judiciaire, le cabinet Deloitte, une lettre en ce sens, d'autant qu'elles affirment être déjà été en contact avec des partenaires potentiels intéressés à entrer dans le groupe de la pêche. Les actionnaires minoritaires regroupés au sein de l'association AMAP rejettent également le plan proposé par Damm, alors que celui-ci doit recevoir le soutien de 51% des créanciers pour être validé avant le 15 avril, échéance fixée par le juge pour trouver un accord.
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