« L’évoluton radicale de la position de l’UE qui est passée du statut de second exportateur sur le marché mondial du sucre à celui de second importateur » inquiète au plus haut point la Confédération internationale des betteraviers européens (CIBE), qui tenait son 42e Congrès du 16 au 19 juin à Copenhague. Un congrès qui devait aussi mettre en évidence le rôle que joue cette production pour la préservation de l’environnement.
Selon la Cibe, le marché européen et international du sucre fait face à une série de dangers : risque pour la sécurité alimentaire de la concentration croissante de l’offre mondiale de sucre aux mains du Brésil, qui assure aujourd’hui plus de 60% des exportations mondiales (de sucre brut) ; caractère irréversible des mesures prises dans le cadre de la libéralisation graduelle des échanges et propositions « inacceptables » actuellement sur la table à l’OMC, qui engendreraient une concurrence déloyale au détriment des planteurs de l’UE, des Etats ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et des pays les moins avancés (PMA) ; ouverture « répétée » et « inacceptable » du marché européen aux importations en franchise de droits ; impact « considérable » de la réforme du secteur du sucre de l’UE, dont la première étape en termes de réduction des quotas de production s’est achevée ; impact tout aussi « sévère » des baisses de prix sur les revenus tirés de la betterave dans l’UE et en Suisse, et nécessité de mesures de soutien sous la forme d’aides directes et de développement rural ; caractère « inéquitable, discriminatoire et injuste » de la cotisation à la production perçue dans l’Union auprès du secteur, qui doit être supprimée « de toute urgence ».
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