La confiserie traditionnelle anglaise QK Confiserie, basée à Angers, commence à essaimer son concept. Après Nantes en 2015, une troisième boutique doit ouvrir à Rennes en juin prochain. Avant le lancement d'un réseau de franchises en 2017.
Fils d'un Anglais installé en France, Maxime Tait réalise aujourd'hui le rêve de son père d'ouvrir la fameuse boutique de bonbons de son enfance. « Il avait déposé le logo depuis 2010 », raconte le jeune homme de 25 ans, gérant de deux magasins, bientôt trois, qui se voit déjà à la tête d'un empire du bonbon anglais en France. Diplômé de l'UCO d'Angers, Maxime Tait sait ce qu'il veut. « Soixante boutiques en France d'ici quinze ans », dit-il avec aplomb. Son projet de développement en franchise doit commencer dès 2017. Si pour l'heure, sa petite entreprise ne compte que quatre emplois, Maxime Tait s'apprête à recruter deux personnes à Rennes et deux personnes pour l'aider à créer le réseau de franchise. Pour lui, il faut aller vite pour ne pas être copié. Déjà, un réseau de franchises de ces fameux « Sweet Shop » britanniques qui s'installerait dans l'est de la France s'intéresse au parcours du jeune homme.
UN MARCHÉ D'UN MRD£ EN GRANDE-BRETAGNE
Ces confiseries à l'ancienne ont le vent en poupe outre-Manche. Le marché est estimé à 1 Mrd£ (1,28 Mrd€) de ventes globales en 2014, d'après une source gouvernementale. Les confiseurs anglais exportaient 1,5 million de biscuits et bonbons dans 143 pays en 2013, ce qui a généré un revenu record d'1,1 Mrd£ (1,41 Mrd €) pour l'économie britannique. D'après le site Sweet Retailing, dédié aux professionnels, le marché du chocolat et de la confiserie devrait atteindre 471 millions de tonnes en 2018, en augmentation de 1,1 % par rapport à 2014, et 4,959 M£ (6,395 M€) en valeur, soit une croissance de 3,8 % sur cette même période. Parmi les leaders du marché, quelques grands noms : Mars (Mars, Galaxy, Maltesers, Snickers), Mondelez (Cadbury Dairy Milk), Nestlé (Kit Kat, Quality Street)... et des dizaines de fabricants indépendants, anglais, irlandais ou écossais, de bonbons haut de gamme, naturels, sans colorants et sans arômes artificiels. Ce sont ceux-là que déniche Maxime Tait pour ses boutiques. « Nous sommes distributeurs exclusifs en France pour certaines marques », assure-t-il. Avec des bonbons sans gélatine, sans sucre, sans gluten. Et même des chocolats bio ou vegan parmi ses 500 références.
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CHIFFRE D'AFFAIRES MULTIPLIÉ PAR 3,6 EN DEUX ANS
Le taux de change de la livre streling est l'une de ses préoccupations majeures, « passé de 1,17 € au lancement de la première boutique à 1,42 € en décembre 2015 », dit-il, Maxime Tait voit son résultat net affecté. « Je dois alors trouver les produits avec lesquels réaliser une meilleure marge », commente-t-il. La première année, il réalise ainsi 126,5 K€ de chiffre d'affaires. L'exercice 2015-2016 devrait se terminer à 460 K€. En à peine deux ans, il a ainsi multiplié par 3,6 ses ventes. Outre les ouvertures de magasins, qui nécessitent à chaque fois un investissement de près de 150 K€, Maxime Tait axe aussi son développement vers le B to B et l'offre web. Deux segments qui représentent seulement 10 % de l'activité aujourd'hui mais sur lesquels le gérant mise beaucoup. « Nous réalisons des candy bars pour des événements professionnels ou des mariages, et nous proposons également des bonbonnières personnalisées à l'effi gie de nos clients. Comme c'était le cas récemment pour Malakoff Médéric », indique Maxime Tait. Le jeune entrepreneur, qui a reçu de nombreux prix localement – il est notamment lauréat du réseau Entreprendre en 2014 – souhaite implanter durablement le bonbon anglais d'antan dans le paysage de la confiserie en France.