Les vins de Bourgogne élaborent « un projet de neutralité carbone » d’ici à 2035, soit bien avant l’objectif national de 2050, a indiqué le 21 septembre le BIVB (interprofession). Il s’agit, « si toute la profession est d’accord, d’aboutir à un projet de neutralité carbone à l’horizon 2035 », a déclaré le président délégué Laurent Delaunay, lors de sa conférence de presse de rentrée. « Nous pouvons être plus rapides » que l’objectif national – la neutralité carbone en France en 2050 – a précisé le président. « Tout un travail préparatoire a été effectué par l’Adelphe », société à but non lucratif qui a pour but d’aider les entreprises à réduire l’impact de leurs emballages sur l’environnement, « et cela nous montre qu’on devrait pouvoir le faire » à cette date-là, a-t-il ajouté.
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L’objectif précis est de réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre de la viticulture en Bourgogne d’ici à 2035, ce qui permettrait d’atteindre le « socle incompressible d’émissions au- duquel l’activité viticole est impossible », a précisé à l’AFP Jean-Philippe Gervais, directeur technique au BIVB. Ce seuil d’environ 40 % peut ensuite « être compensé par la plantation de haies, de couverts végétaux, de forêts… ». Dès octobre, six ateliers – sur les emballages, les transports, l’énergie… – réuniront les viticulteurs et négociants afin d’établir, d’ici à juillet, un « plan d’action », a indiqué M. Delaunay. Le poste principal auquel s’attaquer sera celui des emballages, qui représentent 34 % des 380 000 t d’émissions de CO2, devant le fret (13 %), selon des chiffres du BIVB. « Un des axes principaux est le poids des bouteilles », a expliqué M. Delaunay, négociant bourguignon qui possède également une marque languedocienne, Les Jamelles, qui a réduit « en dix ans de 200 g, sur un total de 700 g, le poids de ses bouteilles ».