Le principal syndicat des céréaliers russes demande aux autorités de faire pression sur l’Union européenne pour qu’elle augmente son quota d’importation de céréales russes, a rapporté le 5 novembre l’agence Interfax. Si Moscou répond favorablement à cette requête, l’UE pourrait être contrainte de faire des concessions pour éviter le déclenchement de mesures de rétorsion dans d’autres secteurs. Celui de la viande paraît particulièrement exposé
Le syndicat céréalier russe a envoyé une lettre au Premier ministre, Mikhaïl Fradkov, réclamant « que les ministères et les agences gouvernementales fassent pression sur la Commission européenne pour qu’elle augmente significativement le quota d’exportations russes ou que soient imposées des restrictions aux importations européennes de céréales ou de produits céréaliers». Selon lui, la Russie pourrait vendre en 2004/05 sur le marché européen 1,2 Mt de blé pour la consommation humaine ainsi que 2 Mt de blé de fourrage et 1 Mt d’orge de fourrage, alors que l’UE impose aux exportateurs russes un quota d’un million de tonnes par campagne depuis 2003/04. « La Russie est en mesure d’exporter 4 millions de tonnes et l’UE a fixé un quota quatre fois plus faible ; si la Russie applique la même logique, elle doit, en réponse, réduire les quotas européens pour les importations de viande en Russie », a souligné, Arkady Zlochevsky, le président du syndicat, dont les membres comptent pour la moitié des ventes de céréales en Russie et trois quarts des exportations. En 2002/03, avant l’instauration de quotas, la Russie a exporté plus de 5 Mt de céréales, dont la plus grande part vers l’Europe. Après une récolte catastrophique en 2003, les exportations céréalières de la Russie étaient retombées à 802 000 tonnes.
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