Les chambres d'agriculture veulent constituer un appui aux agriculteurs pour la commercialisation de leurs produits en circuits courts. Guy Vasseur, entouré des spécialistes du réseau sur la question, en a présenté les différents outils lors d'une conférence de presse le 29 janvier. Sites internet, démarche formalisée, centralisation de l'offre… les outils se mettent en place mais se heurtent parfois aux traditions centralisatrices de la France.
L'APCA (Assemblée permanente des chambres d'agriculture) a présenté à la presse le 29 janvier la panoplie d'aides et d'outils de vente en circuit court à la disposition des agriculteurs. Le modèle de site « Mes produits en ligne », les ventes dans le cadre du réseau Bienvenue à la ferme, les marchés des producteurs de pays, le modèle intitulé « Réalisab », de démarche pour vendre aux collectivités… autant de dispositifs qui s'appliquent dans bon nombre de départements.
Le centralisme françaisLe succès est parfois long à venir, comme en témoignait François Toulis, président de la Chambre d'agriculture de l'Ariège. Dans ce département, la chambre a créé une plateforme de regroupement de l'offre en direction de la restauration collective. Une initiative qui permet de réaliser 155 000 euros de chiffre d'affaires pour 47 tonnes livrées correspondant à 85 000 repas. Mais il faudrait représenter 300 000 repas pour amortir tous les coûts, explique François Toulis qui regrette de se heurter trop souvent au centralisme des administrations publiques alors même que l'Etat prône, officiellement, les circuits courts pour ses approvisionnements. Exemple type, l'armée, qui dispose d'une importante garnison à Pamiers, dans le département de l'Ariège et qui pourrait être alimentée par la production locale. Las, les achats alimentaires sont centralisés à Paris ce qui désarme les agriculteurs de la région. Pourtant, les règles publiques d'appel d'offres pour la restauration permettent maintenant d'intégrer un paramètre autre que le prix, celui de la proximité.
e-commerceAutre outil à la disposition des agriculteurs, le site type « Mes produits en ligne ». Un site qui permet de faire du e-commerce, tant avec des clients professionnels, affichant un catalogue de produits par acheteur en fonction des résultats d'un appel d'offres, qu'avec le grand public. Une fonctionnalité « drive » (possibilité de commander en ligne et d'aller soi-même cherche les achats) est notamment prévue. Depuis son lancement, 30 sites ont été ouverts, 7 sont en phase de finalisation et 10 sont en phase de développement. À ce type de démarche s'ajoutent aussi les marchés des producteurs de pays les magasins collectifs, les points de vente à la ferme, notamment avec le réseau Bienvenue à la ferme, etc. Un inventaire qui ne cesse de s'étoffer en raison d'une demande forte des consommateurs.
• Bienvenue à la ferme, 6500 agriculteurs, 25 ans d'existence
• 11 magasins collectifs de producteurs
• Des marchés de producteurs de pays dans 37 départements
• 2600 marchés organisés par an
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• 30 sites Mes produits en ligne
• 11 Drive fermiers
• 2 paniers de saison
• 18 coffrets gourmands
•4 200 points de vente à la ferme
•Realisab : une démarche de réponse aux besoins d'approvisionnement de la restauration