L'Inra souligne les effets bénéfiques des apports de produits résiduaires organiques (PRO), mis en évidence par le dispositif expérimental QualiAgro mené dans les Yvelines.
«L ES résultats de seize ans d'expérimentation au champ ont révélé un intérêt agronomique indéniable de pratiques d'apports réguliers de PRO dans les sols, sans impact environnemental significatif », selon un communiqué le 3 octobre.
Les apports répétés de composts et fumiers permettent d'augmenter les teneurs en matière organique des sols de 30 à 50 % par rapport à une fertilisation minérale. Les composts de biodéchets et de boues se révèlent les plus efficaces en raison de leur plus grande stabilité. Cette augmentation se traduit par une amélioration des propriétés physiques (structure, disponibilité en eau) et biologiques (tailles de populations, activités). Elle contribue à une plus grande disponibilité de l'azote des sols pour les cultures. Les rendements des cultures de printemps implantées immédiatement après apport sont similaires à ceux obtenus avec une fertilisation minérale seule. Pour le blé implanté deux ans après les apports, une fertilisation minérale minimale complémentaire reste nécessaire en sortie d'hiver.
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Le suivi des populations bactériennes (Listeria monocytogenes, Salmonella, Pseudomonas aeruginosa…) ou l'analyse de contaminants organiques (HAP, PCB, phtalates, nonylphenol…) montrent que les apports répétés de composts et fumiers n'ont pas d'impact sanitaire sur les sols et les cultures. Ils entraînent cependant une augmentation des concentrations en cuivre (+23% à +46 %) et zinc (+18% à +28 %) dans la couche superficielle du sol où ils sont incorporés. « Quelle que soit la nature des apports, la qualité des récoltes en termes de teneurs en métaux ou contaminants organiques est inchangée », précise l'Inra.