Les industriels français de la conserve s’inquiètent de la pénurie d’anchois constatée dans les ports marocains, où ils s’approvisionnent, et craignent des ruptures de stock si la situation devait perdurer. « Confrontés à un déficit chronique de poisson dans les zones traditionnelles de pêche à l’anchois, les ateliers de semi-conserve sont en difficulté pour leurs approvisionnements », indique la FIAC (Fédération des industries d’aliments conservés) dans un communiqué. Poisson le plus pêché au monde, l’anchois s’est fait plus rare au point que sa prise, au large du Golfe de Gascogne, a été interdite aux Français et aux Espagnols trois années durant et limitée à 7000 tonnes en 2010. De plus, aucun débarquement significatif n’a été réalisé dans les ports marocains depuis septembre, selon la FIAC. « Ces approvisionnements sont insuffisants pour reconstituer les stocks de futs de matière première des fabricants français qui achètent, font préparer leurs anchois au Maroc avant de les mettre en conserve en France. Ils craignent donc des difficultés pour livrer leurs clients dans les mois à venir ». Ces fabricants (Belmonte, Conserveries Provençales, La Monégasque-Vanelli, Miceli et Roque) déplorent de ne pouvoir remplacer l’anchois marocain par de l’anchois d’Argentine de « qualité comparable », ou de Croatie car ceux-ci sont soumis à 25% de droits de douane lors de leur importation en Europe. Une réglementation que les fabricants voudraient voir assouplie.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.