La consommation de vin devient moins fréquente par habitant, mais plus répandue dans la population, révèle l’étude quinquennale de FranceAgriMer, présentée le 13 octobre. Si le nombre de consommateurs réguliers continue de fléchir, de plus en plus de nouveaux consommateurs viennent au vin, modérément, sous l’effet d’une curiosité accrue pour la cuisine et le goût, avance FranceAgriMer.
Comme tous les cinq ans, FranceAgriMer a réalisé en 2015 une enquête sur la consommation de vin en France, à partir de sondages effectués à domicile. Cette enquête a été menée auprès de 4 030 personnes représentatives de la population française, âgée de plus de quinze ans et selon la méthode des quotas.
Un recul des non-consommateurs
L’enquête 2015 montre que pour la première fois depuis 1995, le nombre de non-consommateurs déclarés s’est effrité : il est passé de 38 % en 2010 à 33 % en 2015. Les non-consommateurs représentent à peine le tiers de la population, mais « il semblerait que cette donnée soit plus faible », ont noté les présentateurs de l’enquête, Caroline Blot et Baptiste Montange. En effet, certains sondés qui se disent non consommateurs ne considèrent pas les effervescents comme étant du vin.
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Toujours entre 2010 et 2015, la proportion de consommateurs réguliers a continué de décroître faiblement, passant de 17 % à 16 %. C’est la part des consommateurs occasionnels qui a gagné du terrain, passant de 45 % en 2010 à 51 % en 2015, alors qu’elle n’était que de 30 % en 1980. Et dans cette catégorie, les occasionnels fréquents sont passés de 37 à 41 %.
Des femmes consommatrices occasionnelles plus nombreuses
Autre donnée intéressante sur cette catégorie émergente des occasionnels : les femmes y sont de plus en plus représentées. Une femme sur deux est une consommatrice occasionnelle, contre 42 % en 2010 et 40 % en 1990, soit dix points de plus en 15 ans. « Entre 2010 et 2015, on observe un regain d’intérêt pour le vin. Cette tendance se corrèle avec le goût des Français pour plus de cuisine depuis quelques années et avec le retour du fait maison, des émissions culinaires et l’association des mets avec du vin », ont analysé les deux auteurs de l’étude. Leur conclusion : « Le vin est passé d’une composante de repas à une boisson culturelle ».
MN