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Fruits et légumes Les coopératives dénoncent la décision de Bruxelles sur les normes

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Les coopératives italiennes, espagnoles et françaises dénoncent la décision « démagogue et autoritaire » de Bruxelles de supprimer 26 normes de commercialisation dans le secteur des fruits et légumes à compter du 1 juillet prochain . « D’un trait de plume, déplorent-elles, la Commission vient de rayer 30 ans d’organisation commerciale de la filière ».

Regroupées au sein de Conficooperative, de Begacoop, de Cooperativas Agrarias et de Felcoop , les coopératives italiennes, espagnoles et françaises considérent qu’en réduisant le nombre de normes, la Commission a privilégié ses propres intérêts, par la diminution des coûts de contrôle, ainsi que ceux de la distribution au détriment de ceux des producteurs et des consommateurs. La décision, constatent ces coopératives, a été prise en dépit de l’avis contraire de 16 Etats membres qui représentent la très large majorité du secteur. « Ceci est un véritable scandale du mode de prise de décision au niveau de l’Union », affirment-elles. Les coopératives indiquent que cette évolution va faciliter la prolifération et la propagation de normes privées qui sont déjà utilisées délibérément par une partie du commerce. Ces normes privées, précisent-elles, ne sont pas là pour garantir des standards de qualité, mais pour conditionner unilatéralement l’acceptation de la marchandise par la distribution.

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Les coopératives épinglent, par ailleurs, ceux qui estiment que cette dérégulation contribuera à éradiquer la faim dans le monde et permettra aux consommateurs de retrouver le « bon vieux goût des fruits et légumes d’antan ». « ll s’agit d’une interprétation particulièrement fallacieuse puisque les normes de commercialisation ne sont à l’origine d’aucune de ces deux questions, bien au contraire », soulignent-elles.