Hervé Schwendenmann, président de Coop de France Alsace et membre du bureau de la Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF), a demandé, le 30 septembre, une augmentation du volume des droits de plantation de vignes. Il s'exprimait à l'occasion d'un voyage de presse en Alsace, le 30 septembre, organisé par la CCVF.
HERVÉ Schwendenmann, président de Coop de France Alsace et membre du bureau de la CCVF, a revendiqué le 30 septembre une augmentation du volume des droits de plantation. « Nous avons besoin d'une présence française sur le marché mondial afin de rester visible dans les linéaires, à l'international. […] Une présence forte, c'est l'image, la qualité, mais aussi le volume. La France ne doit pas avoir peur d'être un pays producteur de vin », a-t-il rappelé. Face à une production très structurée à l'étranger, comme en Argentine par exemple, il a regretté « la division » existante entre grandes régions françaises de production. Christine Aussy, directrice de la CCVF, a souligné de son côté « la chute de 12% en surface du vignoble français », sans amélioration des problèmes économiques de la filière. Avec l'application française de la réforme de la Pac, il s'agirait d'obtenir « une croissance pour tous, sans avoir à se marcher sur les pieds [entre régions] ! », observe-t-elle. Hervé Schwendenmann a également évoqué les premiers « balbutiements » du développement d'une « union comme cela se fait déjà dans les céréales ou la viande » à la suite du rapprochement récent d'In Vivo et de Coop de France. L'objectif serait de « lutter contre l'atomisation de la production » et de se donner la possibilité « d'attaquer de nouveaux marchés exports ».
BERTRAND Dufour, directeur général de la coopérative Wolferberger (CA : 58 450 K€ au 31/07/2014 ; 142 salariés), a dénoncé les problématiques soulevées par la loi Evin, le 30 septembre dernier lors d'un voyage de presse organisé par la CCVF en Alsace. Selon lui, cette loi « incite à investir à l'export et à délaisser le marché français » en termes de stratégie de communication. « Les jurisprudences qui entourent cette loi l'ont rendue très dure et globalement, on a du mal à savoir ce que l'on a le droit de faire ou pas », précise Christine Aussy, directrice de la CCVF. Elle relève également les inquiétudes de son organisation concernant le projet de loi de santé publique qui devrait passer en Conseil des ministres le 7 octobre prochain.
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Il a abordé la question du foncier et ses possibilités d'acquisition par les coopératives, sous forme de GFA par exemple. « Il ne s'agit pas de faire des coopératives des prédateurs de foncier ou de se substituer à la Safer. Il s'agit de devenir acteurs » sur ce marché et non pas de rester « spectateurs ». Un partenariat avec la FNSafer a été établi afin de faciliter le procédé d'acquisition. Ces achats de foncier devraient permettre de faciliter « l'accès à l'installation de jeunes agriculteurs (JA) » ou d'éviter que des domaines entiers ne partent entre les mains d'acheteurs étrangers. Baux à long terme, indispensables pour un JA, voire reventes, sont envisagés par la suite. « Nombreuses sont les coopératives qui avaient déjà investi dans du foncier sous forme de portage par exemple. Cela permet de mettre un cadre autour de ces achats. L'achat de foncier n'est pas l'objet d'une coopérative », précise Hervé Schwendenmann. Concernant les contrats vendange remis en cause par le gouvernement, si les coopératives ne sont pas directement concernées par la problématique, elles soutiennent quand même fortement « la conservation de ces contrats ». Des contrats qui auront permis à des armées de vendangeurs de récolter cette année pour les coopératives vinicoles environ 45 millions d'hectolitres, selon Christine Aussy. « Une production plutôt à la hausse dans toutes les régions sauf en Languedoc-Roussillon » du fait de la grêle, de la sécheresse et des inondations actuelles, estime Hervé Schwendenmann. « En Alsace également, le niveau de production d'environ 1,7 million d'hectolitres ne sera pas atteint. Par contre, cette bonne récolte est plutôt la bienvenue dans certaines régions car les stocks sont assez bas », a-t-il conclu.