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La fin de l’année 2009 est marquée par une stabilité quasi générale des prix de la viande bovine, selon l’Institut de l’élevage.
Les cours de la viande bovine se maintiennent au mois de novembre 2009. Selon l’Institut de l’élevage, la stabilité des prix des jeunes bovins français s’expliquerait par le faible volume des abattages le mois précédent, ce qui a permis d’éviter les fluctuations. Pour l’ensemble des jeunes bovins, toutes catégories confondues, les cours sont inférieurs de 2% à ceux de 2008. La cotation des jeunes bovins classés U, à 3,42 euros le kilo de carcasse est très légèrement inférieure de 1,4% à celle de 2008.
Les broutards maigres se maintiennent également à de bons niveaux en novembre. Le charolais de 300 kg a perdu un centime à 2,39 euros le kilo et il est 10% supérieur à son cours de 2008. Une stabilité que Pierre Chevalier, président de la FNB (Fédération nationale bovine), explique par « une offre moins importante de broutards en raison de la FCO (Fièvre catarrhale ovine) et par des sorties étalées. » Et qui s’explique également par une offre de broutards régulière à la fin 2009 en raison du décalage partiel des vêlages de l’hiver vers le printemps/été.
Stabilité pour les veaux
Même tendance pour les veaux de boucherie comme pour les veaux de huit jours. Les cours sont stables également grâce à une offre en adéquation avec la demande. Selon les prévisions de l’Institut de l’élevage, ils devraient le rester durant le dernier mois de l’année, les mises en places pour les sorties de fin d’année étant maîtrisées.
Une stabilité des cours dans le secteur de la viande bovine donc, à une exception près. « Le marché des femelles reste catastrophique », explique Pierre Chevalier. Selon l’Institut de l’élevage, les cotations des vaches O et P ont en effet perdu respectivement 7 et 6 centimes pour s’établir fin novembre à 2,44 et 2,13 euros le kilo de carcasse. À ce propos, le président de la FNB ajoute : « C’est le fait d’une consommation morose et des difficultés à l’exportation. » Une demande trop faible donc face à des disponibilités relativement élevées en France. Un déséquilibre à l’origine de cette fin d’année difficile pour les femelles.
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