La période du Ramadan a semble-t-il dopé les cours de l’agneau, indique l’Institut de l’élevage. Dans un contexte de production et de consommation toujours en décroissance depuis le début de l’année, cette demande ponctuelle a permis de redresser les cours fin septembre et début octobre. Parallèlement, les importations ont continué de progresser, + 11 % depuis le début de l’année.
La cotation de l’agneau français se porte bien mais la production et la consommation continuent de reculer depuis le début de l’année. Depuis fin septembre, les cours ont profité d’un sursaut de consommation ponctuel lié à la période du Ramadan, indique le Groupe d’économie bovine (Institut de l’élevage) dans sa note de conjoncture de novembre. A 5,45 euros par kg de carcasse début novembre, le cours est toujours 4 % supérieur à son niveau de 2005. Cette remontée saisonnière traduit habituellement l’approche des fêtes de fin d’année et se produit donc normalement un peu plus tardivement. Cette année, un creux dans la demande pourrait être observé entre le Ramadan et la période de Noël et les prix subiraient alors une légère baisse le mois prochain, estime le Geb. En revanche, selon le panel TNS, sur les 10 premières périodes de l’année, la consommation d’agneau par les ménages français a chuté de 2,1 %.
Production en baisse, importations en hausse
Du côté de la production, la baisse se poursuit dans l’Hexagone. En cumul depuis le début de l’année, les abattages d’agneaux ont reculé de 2%. En septembre, avec 341 000 têtes abattues, la baisse a atteint 3%. Le Geb note que l’on a assisté cependant à un léger alourdissement des carcasses en août et septembre, avec respectivement 18,1 et 18,3 kg par agneau, du fait du retard dans les abattages suite à la sécheresse du début de l’été. Malgré cela, le recul des abattages en tonnage s’élève à -2 % en cumul sur 9 mois. Les abattages de brebis, en revanche, se maintiennent à un bon niveau, le nombre de réformes consécutives au découplage des aides étant important. Avec 58 000 têtes abattues en septembre, on atteint quasiment les 500 000 réformes depuis janvier, 6 % au dessus du niveau de 2005.
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Parallèlement, les importations continuent de progresser. Sur les 3 premiers trimestres de 2006, elles ont augmenté de 11%. L’Espagne a vu ses exportations vers la France progresser de 68 % sur cette période, pour un total de 90 000 têtes. Les importations en provenance des Pays-Bas ont par contre diminué à cause des restrictions de mouvements d’animaux liés à la fièvre catarrhale.