Après une tendance à la baisse depuis début 2009, l’achat de bœuf par les ménages a connu une hausse fin juillet/début août. Pourtant l’amélioration des cours de la viande française, à court terme, reste peu probable.
Une hausse de la consommation, une disponibilité contenue par une réduction du nombre d’abattages, et pourtant les cours de la viande bovine stagnent à un niveau faible par rapport à l’année précédente. C’est ce qu’indique la dernière note de synthèse de l’Institut de l’élevage. En effet, après six mois de baisse d’achat de viande de bœuf et de veau par les ménages, la consommation est à nouveau repartie à la hausse depuis juillet 2009 (+2,6% pour la viande de bœuf par rapport à 2008 et +1,7% comparé à 2008 pour les veaux de boucheries). En regardant de près la hausse de la demande, on constate notamment une forte augmentation de la part des viandes hachées et surgelées dans le panier des consommateurs. Ce qui n’est pas le cas des morceaux dits traditionnels, dont le prix est pourtant bas. Quant à la disponibilité, elle reste importante, dans le cas des femelles, mais relativement maîtrisée en général en ce qui concerne les mâles. D’où une stabilité des prix des jeunes bovins, des vaches et des veaux de huit jours nettement inférieur à 2008 (-7% pour le taurillon 0 par exemple, - 10% pour les vaches 0, -14% pour la Charolaise U). Dans un contexte général difficile pour la viande bovine, la tendance générale des cours s’avère donc morose. Le phénomène dépasse même nos frontières puisqu’il touche également de plein fouet nos voisins européens.
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