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Les Crémeries Unies soutenues par la Fondation AgroParisTech

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La jeune pousse spécialiste des glaces bio et locales collecte 20000 euros grâce à la Fondation AgroParisTech et réfléchit à une levée de fonds de 300 à 400 000 euros pour se doter de son atelier en Normandie, au plus près des producteurs de lait.

La start-up de glaces bio Les Crémeries Unies vient de lancer une campagne de financement par l’intermédiaire de la Fondation AgroParisTech. « L’appel aux dons consiste à collecter 20000 euros d’ici la fin de l’année, sous la forme de dons libres ou de dons avec contreparties, qui sont éligibles à une réduction d’impôt », indique Eléonore Beau, cofondatrice de la société aux côtés d’Edouard Fouquet. La Fondation AgroParisTech étant reconnue d’utilité publique, les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt. Cette structure émanant de l’école d’ingénieurs AgroParisTech sélectionne chaque année des projets d’étudiants qui rejoignent ensuite son Food’Inn Lab à Massy (Essonne) afin de tester les produits et de les lancer sur le marché.

C’est ainsi que depuis la fin juin, les premières glaces des Crémeries Unies ont pu trouver leur place dans deux magasins Biocoop de la région parisienne. La production des quatre recettes de glaces (double chocolat, vanille Bourbon, café arabica et caramel beurre salé) est assurée grâce au laboratoire d’AgroParisTech et conditionnées en pots de 450 ml (PVC : 7,20 à 7,80 euros le pot). Le positionnement de la marque est clairement affirmé : « Nous avons choisi de confectionner nos glaces à partir de matières premières biologiques, et locales quand cela est possible, sans additifs ni ingrédients ultra-transformés, et d’utiliser un emballage en carton recyclable », affirme Eléonore Beau. Le lait vient de Normandie, le beurre et les œufs de Bretagne, la crème et le sucre du Centre-Val de Loire.

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Financer un atelier et des recrutements

Pour l’instant limitée dans ses capacités de production à 500 pots de 450 ml par mois, la jeune société souhaite s’agrandir au plus vite en se dotant de son propre atelier de fabrication. « Nous voulons installer notre atelier en Normandie plus près notre producteur de lait basé à Osmoy-Saint-Valery, en Seine-Maritime », indique Eléonore Beau. Pour concrétiser ce projet, la société travaille à une levée de fonds en capital pour un montant de 300 à 400 000 euros, à boucler idéalement dans les mois prochains afin de débuter la production dans le nouvel atelier en mars 2022, au début de la saison haute pour les glaces. Ce montant, qui pourrait être complété par un endettement bancaire, servira essentiellement à équiper l’atelier de machines et à réaliser plusieurs recrutements. Car pour l’instant, la jeune pousse ne compte comme effectif que les deux fondateurs. Ce coup d’accélérateur permettra aussi à la société de développer son portefeuille de recettes et de viser une diffusion plus large de ses produits, au-delà de la distribution spécialisée biologique.