Abonné

Pommes de terre Les débouchés ont encore augmenté dans la transformation

- - 3 min

Les débouchés de la transformation de la pomme de terre ont encore augmenté, principalement grâce à la hausse des volumes transformés en frites et chips, selon les chiffres réunis par l’interprofession pour la campagne 2006-2007.

La production française de pommes de terre transformées reprend de la vigueur. Les principaux indicateurs de la campagne 2006/07 sont en hausse pour la filière, a relevé le président du Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT) à sa dernière assemblée générale le 13 mars à Paris. Si la féculerie s’est contentée de stabiliser ses tonnages à 1, 1 million de tonnes, l’industrie alimentaire a transformé 1,2 million de tonnes de pomme de terre, en hausse de 9,8% par rapport à la campagne précédente.

« C’est le tonnage le plus fort jamais atteint sur les dix dernières campagnes », a souligné Didier Lombart, président du GIPT. Toutefois, le tonnage sous contrat, qui représente encore 55 % de l’approvisionnement total, est en baisse tandis que les tonnages importés augmentent à plus de 260 000 t, soit 22 % de l’approvisionnement total contre 18 % auparavant. En parallèle, l’exportation de pommes de terre destinées à la transformation est également en hausse, passant de 400 000 à 429 000 t.

Les surgelés dominent de plus en plus

Sur les 1,2 MT de pommes de terre valorisées par l’industrie alimentaire, la part des produits surgelés a continué de progresser pour atteindre 65 % du total. Ainsi, la production de produits finis à base de pommes de terre s’élève au total à 592 547 t, soit 60 000 t de plus qu’en 2005-2006.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

pomme de terre
Suivi
Suivre

Dans le détail, la production de chips a atteint 35 832 t (+3,9 %), les chips aromatisées et les chips à l’ancienne restant les vecteurs de développement du marché. En produits déshydratés, en revanche, la baisse de production amorcée en 2002-2003 se poursuit pour tomber au niveau le plus bas de la décennie (47 282 t). Les produits surgelés à base de pommes de terre font à nouveau l’objet d’un rebond à 446 961 t, en hausse de 15,5 %. C’est l’innovation produit qui explique ce dynamisme mais aussi le report en France, dans la Marne, depuis juin 2006 de l’activité d’une usine hollandaise fermée par le groupe McCain. Les autres produits non congelés sont en baisse de 2 % pour se situer à 62 472 t.

Déficit extérieur toujours

Malgré ces progrès de la transformation en France, la balance commerciale des produits finis à base de pommes de terre, structurellement déficitaire, s’est encore dégradée fortement en volume quelle que soit la catégorie de produits : le déficit atteint 270 000 t, soit 10 000 t de plus que l’année d’avant. En valeur, la balance commerciale est négative de 198 M EUR.

La consommation apparente de produits finis, tous circuits confondus continue en effet d’augmenter pour atteindre 855 000 t. En ce qui concerne les achats des ménages, les trois quarts des volumes portent sur les frites et les spécialités ; viennent ensuite les chips, les produits déshydratés et la 5 e gamme. Pour la période 2006-2007, les quantités achetées ont été globalement stables pour les surgelés, les déshydratés et la 5 e gamme. En revanche, les chips ont enregistré une légère baisse qui pourrait s’expliquer par une météo défavorable peu propice à l’achat de ces produits au printemps et en été.