Le Cniel a fait part de ses attentes à l’occasion des Conférences de la souveraineté alimentaire : plus d’aides financières, moins de contraintes administratives et davantage de communication en faveur des produits laitiers.
Dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire lancées par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard en décembre, l’interprofession laitière a fait part de ses attentes. Selon un document de synthèse du Cniel (interprofession laitière) consulté par Agra, la filière veut des « investissements nationaux et régionaux plus dynamiques et ciblés, notamment des aides éligibles par site » et « un grand plan d’investissement public » pour s’engager dans la transition de la production et de la transformation.
Pour l’interprofession, un soutien public est nécessaire pour adapter les bâtiments et le stockage de fourrages, moderniser les sites de transformation et mettre en œuvre la dématérialisation des passeports bovins et la généralisation des boucles électroniques.
Sur l’administratif, la filière veut « un allègement de la charge administrative et une réduction drastique des délais d’instruction (ICPE, permis de construire, gestion de l’eau, etc.) », ainsi que le rejet de la création d’un cadre réglementaire relatif au transport des animaux vivants. Il faut aussi « œuvrer à l’application harmonisée des règles européennes actuelles ».
Autre demande : maintenir les bovins en dehors du champ d’application de la directive IED, dans le cadre de la révision de la réglementation attendue pour 2026.
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Recommander deux produits laitiers par jour
Ce catalogue de demandes couvre aussi le champ de la communication envers le grand public, une des missions centrales du Cniel. L’interprofession recommande de « déployer à grande échelle et de manière ambitieuse auprès de tout public une information à l’alimentation et au bien manger, avec des moyens proportionnés ».
Il est préconisé notamment de maintenir les recommandations de santé publique à deux produits laitiers par jour (trois pour les populations sensibles, enfants et personnes âgées), tout en renforçant la prise en compte de certaines populations spécifiques dont les besoins nutritionnels ne sont pas satisfaits (p.ex. : calcium, protéines, etc.). Le Cniel souhaite aussi clarifier l’articulation entre la Stratégie nationale alimentation nutrition climat (Snanc), le Programme national pour l’alimentation (PNA) et le Programme national nutrition santé (PNNS). En octobre 2025, le Cniel faisait partie des organisations professionnelles opposées à la publication d’un avis de l’Anses ne prévoyant plus la présence d’un produit laitier pour la quasi-totalité des repas scolaires.
CB