Les demandes de plantation de vignes IGP (indication géographique protégée) sont en forte hausse cette année, a indiqué le conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer le 18 juin. De plus, les demandes de plantation pour les vins sans IG, catégorie qui n'existe pas dans l'actuel régime de plantations, finissant, apparaissent.
La demande 2015 de surfaces de plantation de vignes IGP porte, pour plantation en 2016, sur 4 654 hectares, contre 1 600 à 2 000 hectares en moyenne annuelle, a-t-on appris au lendemain du conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer, qui s'est tenu le 17 juin. Cette hausse s'explique par un réflexe de précaution des vignerons, pour anticiper en toute sérénité le nouveau régime d'autorisations de plantations qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016, a précisé Anne Haller, déléguée de la filière viticole à FranceAgriMer. Sur cette demande de 4 654 hectares, 2 500 émanent du Languedoc-Roussillon. Ces demandes seront examinées par le comité des IGP viticoles de l'INAO (Institut national de l'origine et de la qualité) le 1er juillet. Les vignerons ont trois ans pour planter effectivement les surfaces qu'ils ont en portefeuille. Les plantations se font à la fin de l'hiver et au début du printemps.
Apparition de demandes de plantation de vignes sans IG
Autre élément d'information rapporté par FranceAgriMer : les demandes de plantation pour les vins sans IG, catégorie qui n'existait pas dans l'ancien régime de plantations (en vigueur jusqu'au 31 décembre), portent sur 707 hectares. Les demandes émanent des Charentes pour le cognac, à hauteur de 400 ha, du Sud-Ouest pour 250 ha, du Val de Loire pour 32 ha, du Jura et de Savoie pour 8 hectares.
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Les demandes de plantation de vignes AOC ont porté sur 2 947 ha, dont 2 258 ont été retenus par le comité des AOC viticoles de l'INAO du 8 juin. Le niveau de ces demandes est stationnaire par rapport aux années précédentes, selon FranceAgriMer.
Le conseil spécialisé viticole a par ailleurs commencé à organiser la mise en œuvre du « plan stratégique » de la filière sur ses perspectives à l'horizon 2025, adopté en juillet 2014. Cette première structuration s'est matérialisée par un plan d'action visant à mettre en œuvre sur trois ans les 73 mesures du plan stratégique. Ce 17 juin, le conseil a défini « une méthode, un calendrier et des pilotes (des responsables nommés par thème), a précisé Anne Haller. Quatre mesures ont déjà été mises en œuvre et une dizaine lancées, a-t-elle indiqué.
Toutes les filières agricoles représentées par FranceAgriMer se retrouveront le 15 juillet pour une synthèse de leurs plans stratégiques respectifs.