Le Parlement européen a rendu, le 5 mai, son avis consultatif sur les normes de commercialisation de la viande de volaille. Ce vote devrait permettre aux ministres européens de l’agriculture d’adopter dans les prochaines semaines, sans discussion, les nouvelles règles d’étiquetage plus strictes pour l’utilisation du terme « produit frais ».
Le Parlement de Strasbourg a voté, le 5 mai, en faveur du projet de la Commission de Bruxelles visant à aligner les normes de commercialisation des préparations, des viandes saumurées et des autres produits à base de volaille sur les règles d’étiquetage en vigueur pour les autres viandes (546 voix pour, 12 contre et 1 abstention). Ces produit ne doivent pas être estampillés « frais » dès lors qu’ils ont subi un refroidissement inférieur à -2°C, assimilé à de la congélation, considèrent les élus européens. Une position similaire à celle des Etats membres qui devraient confirmer cette mesure lors d’une prochaine réunion, malgré l’opposition du Royaume-Uni.
Etiquetage de l’origine
Toutefois, le Parlement, dont l’avis n’est que consultatif, a aussi réclamé l’instauration d’un étiquetage obligatoire de l’origine de la viande pour permettre aux consommateurs de faire leurs choix en connaissance de cause. Les députés militent aussi pour que la date d’abattage des animaux soit inscrite sur les emballages afin de fournir une indication plus fiable de la fraîcheur des produits.
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Par ailleurs, les élus européens ont réaffirmé leur hostilité à toute modification de la législation laissant entrevoir une possible réintroduction du « poulet chloré » sur le marché européen. Ils plaident pour le maintien dans la définition de ces produits de la mention spécifiant que ceux-ci ne doivent en aucun cas avoir subi un « autre traitement que le froid ».