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Colère des agriculteurs Les détériorations contre la MSA continuent

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Des actions de vandalisme ont été perpétrées à l'encontre de la caisse de la Mutualité sociale à Narbonne dans la nuit du 19 au 20 octobre. Une nouvelle fois, le monde agricole condamne cet acte mais cela prouve aussi que les tensions dans les campagnes ne sont pas apaisées.

L A MSA de l'Aude à Narbonne a été vandalisée dans la nuit du 19 au 20 octobre, soit un mois après les mesures de report de cotisations sociales mises en place par le ministre de l'Agriculture pour soulager les agriculteurs en difficulté. Signe que la colère gronde encore. À Narbonne, toutes les vitres de la façade ont été brisées, « Le Foll dehors » a été inscrit sur le bâtiment, signé par le CAV, le comité d'action viticole, rapporte le Midi Libre. Le même jour, devant la caisse de la MSA de Saint-Lô et la préfecture de la Manche étaient déversés des légumes invendus par quelques 70 légumiers normands. Ils réclamaient une « année blanche » en cotisations sociales. Tout avait commencé par un incendie allumé le 19 septembre à la Mutualité sociale agricole (MSA) et au centre des impôts de Morlaix. Très vite, le ministère de l'Agriculture avait proposé à une augmentation de 50 % de l'enveloppe de prise en charge des cotisations sociales pour le second semestre 2014, la faisant ainsi passer de 15 à 23 millions d'euros. Malgré ces mesures, les actions ont continué dans toute la France : déversement de pommes sur un rond point à St Malo (23 septembre), de choux-fleurs devant la préfecture des Côtes-d'Armor (24 septembre).

Condamnations

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Ces actes sont unanimement condamnés par le ministre de l'Agriculture d'abord, la caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (MSA) et la FNSEA. Le ministre de l'Agriculture souligne « le caractère incompréhensible de ces actions » : « Toucher à la MSA, c'est avant tout porter un préjudice à un organisme permettant la couverture sociale des agriculteurs, dans un moment où celui-ci mobilise d'importantes ressources pour venir en aide aux exploitants les plus touchés par les aléas climatiques et économiques », indique-t-il dans un communiqué du 20 octobre. De son côté, la FNSEA explique qu'elle « ne cautionne pas les violences ». Même si « la violence subie par le monde agricole est récurrente », « on ne répond pas à la violence par la violence ».(YC,NDD)