Au sujet de la position du gouvernement français sur la culture d’OGM sur le territoire, les réactions divergent. D’un côté, l’association France Nature environnement (FNE) se déclare satisfaite de voir le gouvernement avancer sur sa promesse de dépôt d’une clause de sauvegarde sur le Mon 810. D’un autre, la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) s’inquiète de l’incertitude réglementaire française après la fin du moratoire sur le Mon 810, depuis le 28 novembre 2011. FNE tempère d’ailleurs sa satisfaction en expliquant que si la demande à la Commission européenne ne peut s’appuyer sur des considérations socio-économiques, celles-ci ne peuvent être ignorées. Pour FNE, ces considérations reposent sur « l’inéluctable contamination des produits de la ruche par le pollen du MON 810, qui s’oppose à leur commercialisation, condamnant à terme non seulement la filière apicole mais aussi les autres filières agricoles non OGM, conventionnelles et de qualité ». Ce sur quoi la Fnab les rejoints, faisant le constat que, partout en Europe, on assiste à « l’impossible coexistence » des productions. Pour la Fnab, la défense par la Commission européenne du principe de subsidiarité pour les Etats membres en ce qui concerne les conditions et autorisations de culture d’OGM remet en cause l’existence même des paysans biologiques au sein de l’Union européenne.
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