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Négociations de l’OMC Les dirigeants mondiaux s’engagent prudemment

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La nécessité de conclure le cycle de Doha a, comme prévu , été soulignée une nouvelle fois tant par le sommet du G-20, le 2 avril à Londres, que par le sommet euro-américain de Prague, trois jours plus tard. Pascal Lamy, qui souhaite des avancées concrètes, recherche toutefois un des dirigeants mondiaux avant l’été. Le directeur général de l’OMC note également que la nouvelle administration américaine doit encore réévaluer sa stratégie commerciale, ce qui prendra , et que l’Inde est confrontée cette année à des échéances électorales.

«Nous restons décidés à parvenir à un conclusion ambitieuse et équilibrée du cycle de Doha pour le développement, qui est une nécessité urgente » et « pourrait injecter au moins 150 milliards de dollars par an dans l’économie globale », ont notamment souligné le 2 avril à Londres les dirigeants des vingt pays industrialisés et émergents dans une déclaration sur un « plan global pour la relance et la réforme ». « Pour y parvenir, nous nous engageons à nous baser sur les progrès déjà réalisés, y compris les modalités », précisent-ils, se promettant de « faire un nouveau point sur ce sujet essentiel prochainement » et de « mettre à profit (leur) travail continu et toutes les rencontres internationales qui s’y prêtent pour favoriser des progrès ».

Le sommet du G-20 a aussi convenu de consacrer « au moins 250 milliards de dollars sur les deux prochaines années pour soutenir le financement du commerce » par le biais du crédit à l’exportation ou d’agences d’investissement. Enfin, les Vingt ont réaffirmé et prolongé « jusqu’à la fin de 2010 » leur « engagement pris à Washington de s’abstenir d’élever de nouvelles barrières aux investissements ou au commerce des biens et services, d’imposer de nouvelles restrictions à l’exportation ou d’instaurer des mesures incompatibles avec l’OMC pour stimuler les exportations ».

L’aide internationale à l’agriculture à l’ordre du jour du G-8

Barack Obama a annoncé le 2 avril, lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G-20 à Londres, que l’aide américaine à l’agriculture et à l’alimentation des régions les plus pauvres du globe serait doublée à plus d’un milliard de dollars. L’objectif, a souligné le président américain, est de « donner aux gens les moyens de se sortir eux-mêmes de la pauvreté ».

Les huit principaux pays industrialisés devraient d’ailleurs réclamer des « interventions immédiates en faveur de l’agriculture » sous peine de voir la planète subir une crise alimentaire permanente, selon un document préparé par la présidence italienne du G-8 et consulté par le Financial Times. L’Italie a proposé l’organisation d’une réunion des ministres de l’agriculture du 18 au 20 avril dans la région de Trévise, la première du genre pour le G-8 (Etats-Unis, Russie, Allemagne, Japon, France, Canada, Grande-Bretagne, Italie), élargi pour l’occasion à six pays émergents, ceux du G-5 (Brésil, Chine, Inde, Mexique et Afrique du Sud) ainsi que l’Egypte.

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Des risques pour la stabilité internationale

La production alimentaire doit doubler d’ici 2050 pour nourrir une population sans cesse croissante tout en gérant des « changements climatiques prononcés » et une augmentation des coûts de production, prévient le rapport intitulé Un défi global : réduire l’urgence alimentaire.

« Sans des interventions immédiates dans les systèmes agricoles et de commercialisation de l’agriculture, la crise (alimentaire) de 2007 deviendra structurelle dans seulement quelques dizaines d’années », ajoute le document.

Selon ce texte, une nouvelle crise alimentaire aurait « des conséquences non seulement sur les relations commerciales mais également sociales et internationales, qui en retour auraient un impact direct sur la sécurité et la stabilité de la politique mondiale ».