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Les discounters irritent les producteurs français… et allemands

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L'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB) a appelé, dans un communiqué du 14 mars, l'entreprise allemande de distribution hard-discount, Lidl, « à revoir ses bases actuelles de négociations ». Les producteurs se plaignent de négocier sur la base d'une correspondance de prix d'achat inférieure à 1 euro du kilogramme, départ élevage, qu'ils estiment être le prix de revient de leurs œufs standards. « Lidl ignore sciemment les investissements conséquents imposés récemment par la réglementation bien-être animale aux éleveurs ». De l'autre côté du Rhin, la Fédération allemande des agriculteurs (DBV) s'est également plainte des pratiques des discounters. Le 19 mars, elle a critiqué vertement les enseignes Aldi et Lidl qui ont récemment baissé le prix de la viande vendue chez eux, rapporte l'AFP. « Les discounters ne satisfont pas actuellement à leur responsabilité dans le secteur », a affirmé le président de la Fédération, Joachim Rukwied dans le quotidien régional Ruhr Nachrichten. Le discounter Aldi, suivi par ses concurrents, a baissé récemment ses prix sur les produits issus de la viande de bœuf, de poulet et de dinde. La chaîne Lidl avait critiqué cette mesure mais s'était finalement alignée sur cette baisse. Les discounters allemands se livrent à des combats acharnés sur les prix, en particulier Aldi qui, depuis le début de l'année, a notamment baissé ses prix sur les œufs, le vin, le poisson ou le beurre, avant de s'attaquer récemment à la viande.

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