Une nouvelle rencontre des membres du Cniel (interprofession laitière), le 31 mars, n’a pas réussi à faire progresser le dossier du prix du lait. Aucun accord n’a pu être obtenu sur le cocktail d’indicateurs économiques destiné à déboucher sur un index du prix du lait à la production.
C’est toujours l’impasse pour le prix du lait. Une rencontre du Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel), censée faire progresser le dossier technique de la fixation du prix du lait, n’a abouti, le 31 mars, à aucun progrès. Si les trois filières sont à peu près d’accord sur les indicateurs à utiliser (marchés des beurres, poudres, PGC, etc.), elles ne sont en revanche pas du tout d’accord sur le dosage de tel ou tel indicateur. Dans ces conditions, il est difficile de progresser sur le cocktail qui pourrait constituer des index permettant de fixer le prix du lait payé aux producteurs. Ce qui est en jeu est le deuxième trimestre 2009, pour lequel la négociation a été renvoyée dans les interprofessions régionales (Criel). Mais celles-ci risquent d’être aussi désarmées que la structure nationale. La situation se présente d’autant plus mal que les règles pour le premier trimestre (-45 euros/100 litres pour janvier, -45 euros pour février, -55 euros pour mars) n’ont pas été respectées par l’intégralité des entreprises. Les coopératives Glac et Eurial, notamment, avaient changé les bases de référence de calcul de la baisse des prix.
Pas de vision sur 2009
Les transformateurs n’ont pas voulu s’engager non plus sur une prospective de l’économie laitière et des prix pour l’année 2009. C’est le pessimisme qui règne en général, incitant toutefois certaines sociétés à vouloir au moins bâtir des règles du jeu pour la période d’après crise. Mais pour l’heure, aucune règle du jeu sur le 2 e trimestre ne semble pouvoir être adoptée. La fixation du prix du lait pourrait bien ressembler à un dialogue plutôt désordonné, entre chaque entreprise et ses fournisseurs de lait. Une situation qui sera sans doute défavorable aux producteurs de lait.
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De fait, le 1 er avril, la FRSEA de l’ouest de la France ainsi que les JA de la région prévenaient, dans un communiqué, qu’ils « refusent la politique du fait accompli que tentent d’imposer certains industriels du lait : ils n’accepteront pas plus lors des discussions régionales ce qui a fait échouer les discussions nationales sur l’évolution du prix du lait. »