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Gaspillage alimentaire Les distributeurs ont tous signé la convention proposée par l'Etat

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Les enseignes ont toutes signé la convention d'engagement volontaire pour lutter contre le gaspillage alimentaire, le 27 août. En sortie de réunion, Ségolène Royal a annoncé de nouvelles mesures à destination de l'éducation et de l'étiquetage notamment.

« Les enseignes s'engagent à appliquer textuellement les parties de la loi (article 103 de la loi transition énergétique) supprimées par le Conseil constitutionnel », a déclaré Ségolène Royal à la sortie de la réunion avec la distribution à Paris, le 27 août. Les distributeurs ont tous signé (Système U, Groupe Casino, Leclerc, Carrefour, Aldi, Auchan France et Simply Market, Cora, Lidl et Picard surgelés) la convention pour un engagement volontaire et contractuel de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ils doivent mettre en place des actions de prévention du gaspillage alimentaire, ne pas détruire les invendus alimentaires consommables, ne pas interdire le don par les fabricants de produits de marque distributeur, généraliser à toutes les enseignes de plus de 400 mètres carrés la mise en place de conventions de don et appliquer immédiatement les mesures DLUO de la loi transition énergétique. Les sanctions prévues dans la loi n'y sont pas reprises dans la convention. Un point d'étape est prévu dans trois mois. En cas de non-respect, « il y aura une loi », assure Ségolène Royal.

Cibler l'éducation à l'alimentation

Par ailleurs, elle a reconnu que l'engagement seul des distributeurs n'est pas suffisant. Ainsi, elle devrait rencontrer prochainement les associations caritatives pour résoudre le problème de logistique du don alimentaire (chaîne du froid notamment). En outre, elle présentera prochainement un guide élaboré en collaboration avec l'Ademe (Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie) sur l'éducation à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Pour les cantines scolaires, elle a aussi annoncé le 27 août le lancement prochain d'un appel à projets pour mettre en place des stratégies de lutte contre le gaspillage. Elle rappelle que selon les collectivités, il peut y avoir de 20 à 40% de pertes, « notamment sur le pain ». Au-delà de la loi, elle souhaite donner les moyens aux cantines de parvenir à réduire le gaspillage.

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Cesser l'utilisation abusive de la DLUO

Enfin, les ménages aussi sont responsables du gaspillage alimentaire. La ministre a mis en place un « groupe d'experts pour travailller sur la DLUO (durée limite d'utilisation optimale) ». L'objectif est d'élargir l'interdiction de DLUO des produits d'épicerie à d'autres produits. « Mais le sujet relève de l'échelle européenne », précise-t-elle, ajoutant qu'elle irait au bout de cette réforme. « Parfois, les dates limites sont délibérément choisies pour faire consommer davantage », déplore-t-elle.