CIAA > Rituel de début de nouvelle présidence du Conseil, la représentation européenne de l’industrie agroalimentaire adresse à l’Irlande les points clefs, pour elle, de l’agenda européen.
La CIAA (Confédération des industries agroalimentaires de l’Union européenne) a adressé un mémorandum à la présidence irlandaise de l’Union entrée en fonction le 1er janvier. Elle dresse une liste des points clefs présents à l’agenda européen des six prochains mois. Le document passe en revue les positions des lobbyistes sur les négociations à l’OMC, la politique agricole commune ou encore les discussions à venir sur l’agriculture biologique. Concernant ce point, les représentants de l’industrie insistent sur l’importance de séparer les concepts de sécurité alimentaire et de qualité. Le plan d’action pour l’agriculture biologique ne doit pas « perdre de vue que le consommateur décide en dernier lieu de la qualité des produits ». Pour la CIAA, le bio est un « marché de niche », même si la demande des consommateurs va croissant.
Accords bilatéraux
Le mémorandum aborde aussi les sujets liés à l’élargissement. Puis ceux relatifs aux négociations en cours pour un accord entre l’UE et les pays d’Amérique du sud regroupés au sein du Mercosur. Les accords bilatéraux entrent dans une nouvelle phase, insistent les industriels. L’Europe doit continuer d’utiliser les préférences tarifaires, malgré leur érosion inévitable.
Quatre priorités sont mises en avant par la CIAA, pour la politique des consommateurs européenne. Elle réaffirme tout d’abord avec force sa position en matière d’allégations nutritionnelles et de santé qui se résume ainsi : oui à l’harmonisation, non à l’interdiction a priori des allégations pour certains produits. Il en va de même pour les aliments fortifiés. La régulation européenne, proposée en novembre 2003 par la Commission, ne doit être trop restrictive. Elle doit s’en tenir à une seule préoccupation, celle d’assurer la sécurité des aliments.
Conséquences pratiques
La CIAA revient encore sur les deux réglementations relatives à la traçabilité et l’étiquetage des OGM. Elle rappelle les difficultés pour les opérateurs d’appliquer de cette législation, déjà parue au Journal officiel des communautés européennes. « Il est essentiel d’évaluer les conséquences pratiques de ces nouvelles conditions pour les opérateurs du marché alimentaire et de déterminer avec les autorités nationales comment elles mettront en place ces nouvelles règles».
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La discussion entre les Etats membres sur les contrôles officiels pour les aliments et les aliments pour animaux fait aussi partie des préoccupations de l’organisation qui soutient totalement cette initiative. Toutefois, elle souligne notamment l’importance de la prise en compte des systèmes d’auto-contrôles mis en place par les fabricants.
Avant d’achever le mémorandum sur des questions de politiques à venir comme le développement durable ou les régimes alimentaires des consommateurs, les industriels font part de préoccupations relatives aux politiques environnementales de l’UE : la politique de prévention et de recyclage des déchets, les problèmes de pollution et la politique intégrée des produits.
les représentants de l’industrie insistent sur l’importance de séparer les concepts de sécurité alimentaire et de qualité