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Spiritueux Les Ecossais sur tous les fronts pour vendre leur whisky

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Les fabricants de whisky écossais ouvrent des marchés tous azimuts pour leur breuvage dont les exportations ont bondi de 3 % en volume, sur les six premiers mois de l’année. Ils n’hésitent pas, pour parvenir à ces chiffres, à appeler les pouvoirs publics en renfort : le 22 octobre, la Commission de Bruxelles a lancé une procédure d’examen sur les taxes imposées par l’Uruguay aux whiskies européens.

Les Ecossais sont très convaincants dès qu’ils parlent de whisky. Chinois, Turcs, les Indiens ou même Russes, les consommateurs plébiscitent partout de plus en plus le scotch, se félicitent les producteurs écossais qui présentaient les tendances du marché, le 26 octobre, à Londres. Ils ne négligent rien pour mieux vendre leur fabrication, pas même la Commission européenne !

Convaincu par la très dynamique SWA (Scotch Whisky Association) qui regroupe 54 producteurs écossais, le commissaire au Commerce, Pascal Lamy, a obtenu l’accord de ses collègues, le 22 octobre, pour lancer une procédure d’examen sur les taxes imposées par l’Uruguay aux whiskies européens, pour l’essentiel écossais.

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20 millions d’euros

Les producteurs de scotch ne prennent rien à la légère. Malgré sa modeste taille – une vingtaine de millions d’euros – le marché uruguayen a retenu l’attention des experts de la SWA qui dénoncent son régime fiscal sur les spiritueux. Celui-là défavorise le whisky d’importation par le biais d’un barème dont les tranches les plus basses sont inaccessibles aux produits européens pour des questions de norme de vieillissement : moins de trois ans. Le whisky uruguayen peut se limiter à deux années de vieillissement.

L’Uruguay exige aussi des importateurs qu’ils s’acquittent de taxes à l’importation par anticipation. Et il exempte les producteurs locaux de payer des marques fiscales, se plaint encore la SWA. Le marché du whisky écossais dans ce pays pâtit d’un système qui, s’il venait à disparaître, permettrait de baisser le prix de la bouteille en rayon de 15 %, souligne la SWA. Un chiffre non négligeable pour doper ce marché d’Amérique latine.