La Fédération nationale des éleveurs de chèvres (Fnec) a pris la parole le 13 janvier pour demander une hausse du prix du lait de 50 euros les 1 000 litres. En septembre 2025, le prix réel payé à l’éleveur était de 956 euros les 1 000 litres, selon FranceAgriMer. La fédération alerte sur une situation d’autant plus difficile que le prix du lait n’a pas augmenté en 2023 et 2024 et que les volumes collectés ont été en recul ces deux dernières années. Les fourrages n’ont pas été assez importants en quantité et en qualité, et le nombre d’éleveurs est orienté à la baisse.
Pour justifier cette demande, les éleveurs mettent en avant des charges en hausse. « Ces cinq dernières années, les éleveurs font face à une hausse de 500 € de coût à l’installation ou rénovations par place de chèvre en bâtiment », indique la fédération. Pour l’Anicap (interprofession caprine), « les investissements sont devenus hors de portée pour les nouvelles chèvreries […]. En l’espace de cinq ans, les coûts moyens des bâtiments (1 800 €/chèvre en 2025) et ceux d’une salle de traite (400 €/chèvre en 2025) ont connu une inflation de plus de 35 % ». Et les coûts de production ne baissent pas et restent toujours élevés, à + 25 % par rapport à 2020 selon la Fnec.
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La Fnec prend position alors que les négociations commerciales battent leur plein actuellement et doivent se terminer mi-janvier pour les PME et fin février pour les grands industriels. « Transformateurs et distributeurs doivent aujourd’hui répondre aux obligations de la loi Egalim pour tenir compte des coûts de production des éleveurs et permettre la modernisation des élevages, ainsi que l’installation des nouveaux éleveurs », souligne la Fnec.
CB