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Ovins Les éleveurs d’ovins attendent des indemnités « Schmallenberg » pour juin

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L’assemblée générale de la FNO (Fédération nationale ovine) se tenait à Châlons-en Champagne le 26 avril. Parmi les préoccupations de la filière, le dossier des indemnisations liées au virus de Schmallenberg a été examiné.

Le virus de Schmallenberg a fait des dégâts dans les élevages d’ovins. « Nous avons rencontré plusieurs fois le ministre de l’Agriculture et ses proches pour que tous les éleveurs touchés aient une indemnisation rapidement », a déclaré Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA lors de l’assemblée générale de la FNO (Fédération nationale ovine) qui se tenait à Châlons-en-Champagne le 26 avril. Pour financer ces indemnités, le secrétaire général explique que deux voies sont en cours de développement : «  L’une des voies est la caisse de solidarité du GDS (Groupement de défenses sanitaires), l’autre voie est le fonds de mutualisation sanitaire ». Par ailleurs, la FNO, Coop de France et GDS se penchent sur le montant de ces aides et les modalités de leur distribution. Pour rappel, la mise à jour de la plateforme de surveillance du virus de Schmallenberg datant du 20 avril fait état de 1 303 élevages atteints dont 1 096 d’élevages d’ovins. « Le ministre qui part dans 15 jours a souhaité que les éleveurs soient indemnisés », a souligné Dominique Barrau. Les professionnels tiennent à faire savoir au successeur de Bruno Le Maire que le dossier sera prioritaire, puisque les aides sont attendues pour le mois de juin prochain.

Augmentation des attaques de loup

Un sujet qui a galvanisé les éleveurs est sans aucun doute celui de la prédation des troupeaux par le loup. Une table ronde réunissant la FNSEA, la FNO, la FNE (France Nature environnement) et un économiste face à un auditoire d’éleveurs s’engage très rapidement sur le sujet de la prédation des troupeaux. Principal fautif, selon les éleveurs : le loup. Mais, il y a aussi l’ours, le lynx. Serge Préveraud, président de la FNO, rappelle qu’en 2011, il s’agit de 4 500 animaux tués par le loup. Sans compter les 1 000 animaux disparus. Selon les professionnels, plus de 200 loups occupent les Alpes. Et les dispositions prises ne sont pas suffisantes. De 2004 à 2011, certes, « on est passé de 246 contrats (environ 1,3 million d’euros) à 1301 contrats (7,5 millions d’euros) de gardiennage des troupeaux », concèdent les professionnels. Mais cela n’a pas empêché les attaques de loup de se multiplier.

La colère monte et se ressent

La colère se ressent. Lionel Vilin, conseiller technique agricole de la FNE, en a fait les frais. Interpellé à de nombreuses reprises sur le sujet du loup lors de l’AG de la FNO, les éleveurs ont de fait voulu lui faire passer un message : « Interdiction immédiate et totale d’introduction de grands prédateurs ». Pour sa part, le représentant de la FNE assure que les intérêts sont les mêmes pour l’agriculture et pour l’environnement. « Nous travaillons ensemble sur de nombreux sujets », a ajouté Dominique Barrau. Les éleveurs ne semblent pas totalement convaincus par cette bonne volonté. Malgré ce ras-le-bol exprimé, quelques sujets semblent avoir des résultats positifs. Le chantier de la réforme des cotations est en cours et en bonne voie. Pour les brebis, le système de cotation passe de 4 à 2 zones et pour les agneaux, il passe de 5 à 2 zones. Concernant la contractualisation, le président rappelle que la filière est dans cette démarche depuis la LMA (loi de modernisation de l’agriculture) de 2010. Aujourd’hui, des contrats sont passés. En outre, il existe une base de 5 indicateurs qui permet de mesurer des écarts abusifs de prix payé au producteur. « Cela permet d’appuyer d’éventuelles renégociations de prix en cas de variations trop fortes des coûts de production », explique-t-on à la FNO.

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