Malgré quelques annonces financières sur le plan bâtiments (20,8 millions d’euros avancés sur 2006) et sur le dispositif génétique français (1 million d’euros en plus), le discours de Dominique Bussereau aura déçu les professionnels du Sommet de l’élevage. Beaucoup l’attendaient sur les mesures agri-environnementales et notamment sur la prime à l’herbe (PHAE).
Des déceptions. Voilà ce qu’aura provoqué en partie le discours de Dominique Bussereau, le 6 octobre à Clermont-Ferrand, lors de l’inauguration du Sommet de l’élevage. « Je ne suis pas rassuré par les propos de Bussereau. Il n’y a rien de sécurisant sur la politique de développement rural », déclarait le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer.
Pas d’annonce sur la prime à l’herbe
Le ministre était très attendu, dans une région d’élevage, sur le dossier de la prime à l’herbe et des mesures agri-environnementales. Roger Blanc, le président du Sommet de l’élevage, le lui avait d’ailleurs clairement énoncé lors de son discours. « Nous sommes particulièrement sensibles ici sur des volets comme la compensation des handicaps naturels ou le soutien aux systèmes herbagers. Il faut vous battre pour que les ICHN (Indemnités de compensation des handicaps naturels) soient pérennisés à l’avenir, voire renforcés, pour que le système herbager, synonyme de biodiversité et d’environnement préservé, soit soutenu au travers d’une mesure agri environnementale de type PHAE », avait-il déclaré.
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Or, le dossier n’a pratiquement pas été abordé par le ministre. « Nous commençons la préparation du développement rural pour la période 2007-2013 » a-t-il déclaré. « Je ne l’ai pas entendu sur le dossier de l’herbe. J’attends plus de combativité sur le deuxième pilier», lançait Jean-Michel Lemétayer après le discours du ministre. Même son de cloche du côté de la Fédération nationale bovine (FNB), où l’on s’estime « déçu sur ce dossier ». Mais son président, Pierre Chevalier, est pragmatique : « Nous avons encore deux ans devant nous », indique-t-il.
20,8 millions d’euros complémentaires pour le plan bâtiments
Dominique Bussereau n’est cependant pas venu les mains totalement vides à Clermont-Ferrand. Concernant le plan bâtiments d’élevage, « une partie de l’enveloppe de 2006 sera adressée, dès cette semaine, aux préfets de région, pour un montant de 20,8 millions d’euros», a-t-il annoncé. 1 000 dossiers en attente devraient pouvoir ainsi être traités. Pour la région Auvergne, le complément d’enveloppe devrait se chiffrer à 2,4 millions d’euros. Sur le dossier du dispositif génétique français, le ministre a également promis 1 million d’euros, en plus, « pour abonder le financement 2005 dans les prochains jours ».