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« Les essais en plein champ sont légitimes » (Alain Toppan – Biogemma)

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Face à la multiplication du nombre d’anti-OGM, les chercheurs ont décidé de réagir et de s’exprimer. Alain Toppan, directeur de laboratoire chez Biogemma et signataire de la pétition contre la campagne 2003 d’arrachage des essais au champ d’OGM, indique que « les essais des OGM en plein champ sont légitimes et légaux ». « Nos recherches portent sur les problèmes agronomiques rencontrés concrètement par les agriculteurs français : la résistance aux insectes et aux champignons, l’adaptation des cultures aux brusques variations climatiques, l’amélioration de la qualité sanitaire des récoltes et la réduction de l’utilisation des engrais azotés ». Alain Toppan, indique par ailleurs que de nombreux chercheurs travaillent actuellement sur la résistance à la sécheresse du maïs, un grand consommateur d’eau. « Pourquoi alors vouloir s’opposer à un processus de recherche qui limite la consommation d’eau et l’irrigation ? », interroge-t-il.

A la question souvent posée, « pourquoi ne pas faire les tests de cultures OGM sous serres ou en laboratoire ? », Alain Toppan rétorque que « les essais en plein champ sont indispensables pour étudier tous les comportements de la plante face aux intempéries, au soleil et aux insectes ».

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« Les contrôles, ainsi que les connaissances d’années de recherche sur l’évaluation des risques, sont là pour attester que les parcelles de recherche n’ont qu’un impact extrêmement limité sur l’environnement », ajoute-t-il.