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Les États membres appellent à un système européen d’étiquetage sur le bien-être animal

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Réunis le 27 janvier à Bruxelles, les ministres de l’Agriculture de l’UE ont soutenu dans leur grande majorité l’initiative allemande de proposer un système européen d’étiquetage en matière de bien-être animal, « harmonisé et transparent ». « Un tel système permettrait à la fois aux consommateurs de prendre leur décision d’achat en toute connaissance de cause et aux producteurs de bénéficier de nouveaux débouchés », précise l’Allemagne dans une note présentée à cette occasion, et poursuivant qu’« un cadre législatif assorti de critères harmonisé simplifierait aussi les flux commerciaux ». Toutefois, les différentes délégations ont insisté pour que cela se fasse sur la base du volontariat, comme pour le label bio, afin de tenir compte des spécificités de chaque État membre. Alors que le Danemark et les Pays-Bas ont déjà mis en œuvre des projets nationaux, le gouvernement fédéral allemand travaille aussi actuellement à l’introduction d’un label national positif pour le bien-être des animaux, soit un label qui distingue positivement les produits fabriqués selon des normes plus élevées de bien-être des animaux.

Les États membres ont également invité la Commission européenne à s’appuyer sur les conclusions du Conseil agricole du 16 décembre (1), afin qu’elle poursuive ses travaux et qu’elle présente dès cette année des propositions pour la mise en place d’une nouvelle stratégie de l’UE pour la protection et le bien-être des animaux, basée sur les retours d’expérience de la stratégie 2012-2015. La commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a assuré qu’elle coopérera avec « les Etats membres et les parties intéressées pour garantir des plans stratégiques nationaux agricoles qui reflètent l’ambition du Green Deal » et précisant que « la stratégie de la fourche à la fourchette comprendra des éléments sur le bien-être animal ». Bruxelles devrait publier une évaluation de la stratégie actuelle sur le bien-être animal courant 2020.

(1) Voir n°3722 du 23/12/2019

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M. Guillaume apporte des précisions sur la fin de la castration à vif des porcelets

Le ministre de l’Agriculture a confirmé l’interdiction d’ici fin 2021 de la castration à vif des porcelets, lors d’une conférence de presse le 28 janvier. Concrètement, Didier Guillaume prévoit de « mettre en place des protocoles avec les vétérinaires afin que les éleveurs puissent eux-mêmes pratiquer » une anesthésie locale avant la castration. « Il y aura plusieurs modalités possibles, je ne souhaite absolument pas que l’intervention d’un vétérinaire soit obligatoire », a-t-il précisé. Cette nouvelle obligation sera traduite dans des textes réglementaires – et non dans une loi –, qui seront publiés « dans les toutes prochaines semaines » pour « aller vers l’interdiction de toute pratique douloureuse en élevage ». Ces textes concerneront aussi la fin du broyage des poussins mâles, actée pour fin 2021. En cas d’échec à cette échéance, Didier Guillaume n’a pas exclu le recours à une loi. Le 28 janvier, il a aussi annoncé que la France lancera « cette année une expérimentation sur l’étiquetage » des modes d’élevage, sans apporter plus de précisions.

(YG)