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Les États membres préparent la stratégie européenne pour la recherche et l’innovation agricoles

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Les ministres de l’agriculture des Vingt-huit, réunis le 14 décembre à Bruxelles, ont tous soutenu le développement d’une stratégie de l’UE à long terme en matière de recherche et d’innovation agricoles pour l’agriculture durable et la bioéconomie (1). L’élaboration de cette stratégie a été lancée en juin 2015 par la Commission européenne. Elle sera présentée et discutée lors d’une conférence organisée à Bruxelles, du 26 au 28 janvier 2016. À l’occasion d’un tour de table sur cette question, de nombreux États membres (Allemagne, Lituanie, Hongrie, République tchèque, Portugal, Finlande, Lettonie, Italie, France, Estonie, Grèce, Chypre et Autriche) ont souligné qu’il ne fallait pas perdre de vue l’importance de la sécurité alimentaire qui restait l’objectif numéro un du secteur. Un certain nombre de délégations a également souligné la nécessité de mettre l’accent sur le transfert de technologies afin que les découvertes puissent être rapidement adoptées par les agriculteurs. L’Allemagne a notamment évoqué l’importance d’une approche pluridisciplinaire et d’une meilleure coordination des travaux de l’UE en matière de recherche agricole. L’importance de la sylviculture a été rappelée par la Suède, l’Autriche et la Slovénie. Cette contribution du Conseil va être transmise à la Commission qui pourra en tenir compte au moment de finaliser sa stratégie.

Dans un projet de rapport d’initiative du Parlement européen, publié le 10 décembre, sur les solutions technologiques pour l’agriculture durable, la rapporteure Anthea McIntyre (Conservateurs et Réformistes européens, Royaume-Uni) souligne elle aussi la nécessité d’impliquer plus en amont les agriculteurs afin que les innovations soient adaptées à leurs besoins réels. Elle plaide également pour que l’environnement réglementaire européen soit plus favorable à l’innovation, faute de quoi les entreprises vont délaisser le marché européen. Évoquant sans les citer les OGM, elle estime que la législation impose des restrictions sur des produits et technologies sans preuve des risques qui y sont liés. Ce texte sera soumis prochainement au vote de la commission de l’agriculture du Parlement européen.

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(1) Voir n° 3524 du 14/12/2015