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Bien-etre animal Les Etats membres veulent adoucir l’abattage des animaux

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Les ministres européens de l’Agriculture ont adopté, le 22 juin, le projet de règlement visant à renforcer les conditions de bien-être des animaux au moment de l’abattage. Ces nouvelles normes seront appliquées à partir du 1er janvier 2013 et non dès 2011, comme l’aurait souhaité la Commission européenne. Elles remplaceront l’actuelle directive de décembre 1993 sur la protection des animaux au moment de l’abattage.

Les abattoirs seront tenus, à partir du 1er janvier 2013, d’assurer un suivi étroit des conditions de bien-être des animaux avant leur mise à mort, et notamment de prévoir systématiquement un étourdissement préalable efficace des bêtes et d’utiliser une méthode garantissant le décès instantané. De plus, le bien-être animal devra être pris en compte dès la conception des nouveaux bâtiments. Telles sont les principales nouveautés du règlement présenté par la Commission européenne, finalement adopté par les Vingt-sept mais fortement contesté par les organisations religieuses. Ces dernières redoutent que le nouveau texte entraîne une remise en cause de certaines de leurs pratiques rituelles. Certes, elles ont obtenu le maintien d’une dérogation générale au niveau communautaire, dans ce cadre précis. Mais, afin de satisfaire les Etats membres les plus soucieux d’assurer le bien-être des animaux, notamment la Suède, chaque pays pourra s’il le souhaite, imposer l’étourdissement, y compris pour les mises à mort rituelles.
Procédures HACCP
Par ailleurs, les abattoirs devront se doter d’un responsable des questions de bien-être animal, chargé d’assurer la formation du personnel et de garantir le bon respect de ces normes. Ce « Monsieur Bien-être animal » sera aussi chargé de mettre en place des procédures du type HACCP et d’indicateurs spécifiques. Régulièrement, un suivi du niveau d’étourdissement des animaux avant l’abattage devra être réalisé.
Enfin, lors des campagnes massives d’abattage en cas d’épizootie telles que l’Europe en a connues lors de la crise de la grippe aviaire ou de la vache folle, les pouvoirs publics devront trouver des « moyens proportionnés » afin de contrevenir le moins possible aux normes de bien-être.
Santé animale et qualité des aliments
Chaque année, indique la Commission, près de 360 millions de têtes de bétail (porc, bovin, ovin) sont abattues dans la Communauté, ainsi que plusieurs milliards de volailles. A cela s’ajoutent 25 millions d’animaux élevés pour leur fourrure.
Il est donc « crucial », selon la commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, de prendre soin de ces bêtes, « non seulement pour des raisons éthiques, mais aussi pour répondre à des exigences de santé animale et de qualité des produits alimentaires ».

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