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étude Les États-Unis deviennent un des principaux compétiteurs mondiaux dans le vin

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Les États-Unis deviennent un des principaux compétiteurs mondiaux sur le marché du vin, talonnant la France et l’Italie, montre une étude de FranceAgriMer sur les facteurs de compétitivité des 15 premiers pays producteurs de vin. Cette « veille concurrentielle 2012 » de FranceAgriMer, présentée le 18 juin à Vinexpo à Bordeaux, est destinée aux opérateurs et aux décideurs publics.

Si l’Italie et la France restent les deux premiers pays sur le terrain des facteurs de compétitivité sur le marché mondial du vin, les États-Unis rejoignent le duo de tête, selon la veille concurrentielle de FranceAgriMer.

La progression régulière des États-Unis depuis 2008

L’Italie est placée première sur le podium (voir numéro 3404 du 24 juin 2013, page 40), avec 646 points sur 1 000, au « scoring » de FranceAgriMer. Ce scoring est établi sur des critères amont (potentiel de production, prix du raisin) et des critères aval (capacité des opérateurs à conquérir le marché) des vendanges 2011. L’Italie est suivie par la France, qui a une note de 629 points. Les États-Unis suivent la France de près avec 626 points.
« Il est intéressant de constater la progression régulière des États-Unis dans la veille concurrentielle depuis 2008 », a commenté André Barlier, directeur des marchés et études de FranceAgriMer.
Les États-Unis doivent leur troisième position à la performance des axes « amont », parce qu’ils ont développé une « dynamique des plantations » et parce qu’ils ont des rendements réguliers et importants. Mais leur point faible est l’aval. Leurs exportations restent limitées à un nombre restreint de pays. L’essentiel du débouché des vins américains est le marché intérieur, qui est le deuxième du monde, à 28,5 millions d’hectolitres, juste derrière la France (29,9 millions d’hectolitres).

Les points forts de la France : le potentiel de production et le portefeuille de marchés

Cette étude permet de situer la France avec ses points forts et ses points faibles. Ses points forts sont en grande partie placés en amont : 152 points sur le poste « potentiel de production », ses rendements étant bons, mais les arrachages de vignes, qui se sont poursuivis en 2011, minorent ce résultat. Autre point fort : « le portefeuille de marchés et l’équilibre des flux », critère qui compte pour 194 points. Un point faible de la France par rapport à l’Italie est le critère « capacité des opérateurs à conquérir le marché » : la filière viticole française n’a que 120 points, là où l’Italie en a 164, et les États-Unis 150.
Dans cette notation sur 1 000 points, compétitivité ne veut pas dire prix bas. Ainsi, l’Espagne n’arrive qu’en 4e position dans ce classement, car elle a trop misé sur l’exportation de vins d’entrée de gamme et conditionnés en vrac. Ce positionnement a fragilisé sa viticulture, aujourd’hui en recul sur le plan des surfaces, ont assuré les auteurs de l’étude (André Barlier, Caroline Blot et Jennifer Thomas). L’Espagne représente 22% des exportations mondiales en volume, mais 10% en valeur. La France 14% des exportations mondiales en volume, mais 31% en valeur. L’Italie représente 23% des exportations mondiales en volume et 19% en valeur.

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