Le département américain de la justice a autorisé le 29 mai le rachat de l’américain Monsanto par son concurrent allemand Bayer moyennant d’importantes cessions d’activités, d’un total proche de 9 milliards $, à BASF. Comme le veut la procédure américaine en matière d’antitrust, un juge qui doit encore valider l’accord a été saisi. « Il s’agit de la plus grande cession jamais exigée par les États-Unis » afin de maintenir la concurrence dans la vente de produits agricoles, a déclaré le procureur général adjoint Makan Delrahim, cité dans le communiqué du département américain.
Bayer va en effet devoir vendre ses actifs dans les semences de soja, de coton, de canola, de légumes et surtout son herbicide Liberty (à base de glufosinate-ammonium), concurrent direct du glyphosate de Monsanto. Bayer va également devoir se séparer de brevets et de sites de recherche et de développement.
Des exigences qui recoupent en grande partie celles demandées par la Commission européenne qui a de son côté donné son accord fin avril à cette opération en contrepartie de la cession – pour un montant dépassant les 6 milliards € – à BASF d’un paquet d’activités comprenant des semences (potagères, colza, coton) et les activités de recherche et innovation qui vont avec, ainis que des pesticides, en particulier le glufosinate-amonium (1).
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La cession proposée par les États-Unis à BASF devrait, espère le département de la justice du pays, permettre de résoudre tous les problèmes de concurrence ; par conséquent, les agriculteurs et les consommateurs américains continueront de bénéficier d’une concurrence suffisante dans ce secteur.
Bayer a déjà reçu les approbations de plus de la moitié des trente autorités de régulation concernées à travers le monde, dont l’UE, le Brésil et la Chine.
(1) Voir n° 3637 du 26/03/2018