Le système de régionalisation mis en place par l’UE pour circonscrire l’épidémie de peste porcine africaine qui frappe la Pologne et les pays baltes vient d’être reconnu par les États-Unis qui ne procéderont plus à leurs propres contrôles. Bruxelles espère désormais faire avancer les discussions avec la Russie sur ce dossier.
La Commission européenne s’est félicitée le 21 octobre de la récente décision des États-Unis de reconnaître le système de régionalisation de l’UE mis en place en vue de contenir la propagation de la peste porcine africaine. Dans un avis paru le 31 août, avec effet immédiat, dans le Registre fédéral américain, le service d’inspection de la santé animale et végétale (APHIS) reconnaît toute région de l’UE soumise à restriction par l’UE ou l’un de ses États membres en raison de la peste porcine africaine. Les États-Unis accepteront donc les décisions communautaires concernant les régions touchées par la peste porcine africaine plutôt que de procéder à leur propre évaluation. Ce qui « permettra d’éviter toute perturbation du marché en cas d’apparition d’un foyer de la maladie », assure Bruxelles. Avant la publication de cet avis, les États-Unis limitaient ou interdisaient les importations de porcs et de produits à base de porc provenant des régions touchées par la peste porcine africaine, définies selon leurs propres critères.
Et maintenant la Russie ?
Cette reconnaissance a été trouvée dans le cadre de l’accord vétérinaire bilatéral conclu entre l’UE et les États-Unis en 1998 qui avait déjà permis que les États-Unis et l’UE reconnaissent mutuellement leur régionalisation pour les flambées de grippe aviaire. Le commerce des produits à base de porc entre l’Union européenne et les États-Unis a été estimé à environ 335 millions d’euros en 2014.
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« Il est d’une importance capitale que les restrictions injustifiées aux importations de porc européen soient levées », a souligné le commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis. Cette épidémie de peste porcine africaine découverte début de 2014 au sein de l’UE (en Pologne, Estonie, Lituanie et Lettonie) a conduit la Russie à imposer un embargo sur les produits alimentaires à base de porc de l’UE. Cette mesure est contestée par Bruxelles auprès de l’Organisation mondiale du commerce (1).
L’UE espère négocier avec la Russie une levée ces restrictions sanitaires qui permettrait la reprise des échanges de graisses et d’abats qui ne sont pas concernés par l’embargo politique qu’impose Moscou aux produits agroalimentaires de l’UE.