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Sécurité sanitaire Les Etats-Unis reconnaissent les failles de leur système

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Après trois mois d’audit de la sécurité sanitaire des denrées alimentaires, l’administration Obama a décidé de revoir en profondeur les pratiques en vigueur outre-Atlantique. Le vice-président Joe Biden a annoncé, le 7 juillet, vouloir renforcer la prévention, les inspections et placer les Etats-Unis en capacité d’identifier rapidement les sources d’infection en créant un outil de traçabilité des aliments.

Le système actuel de sécurité alimentaire aux Etats-Unis « ne fonctionne tout simplement pas », s’est indigné le vice-président américain, Joe Biden, en recevant les conclusions d’un groupe d’audit de la chaîne alimentaire. La nouvelle administration veut « faire entrer dans le xxie siècle la sécurité alimentaire en faisant appel aux meilleures techniques de surveillance disponibles et en assurant que tout est fait pour prévenir les maladies avant qu’elles n’apparaissent », a-t-il expliqué, soulignant qu’un Américain sur quatre est malade chaque année après l’ingestion d’aliments impropres à la consommation, particulièrement les jeunes et les personnes âgées.
Prévention, inspections, gestion des crises
La lutte portera en priorité sur la contamination par les bactéries E-Coli et par les salmonelles. Elle va s’organiser autour de trois principes, a précisé Kathleen Seebelis, responsable des services de la santé humaine : la prévention, le renforcement des inspections sanitaires et la mise en place d’outils de gestion des crises efficaces. A ce titre, les Etats-Unis comptent instaurer un nouveau système de traçabilité tel qu’il existe déjà en Europe, afin de localiser rapidement l’origine des problèmes sanitaires et alerter rapidement les consommateurs. Les effectifs des agences de sécurité sanitaire vont être renforcés. Et des lignes directrices destinées à améliorer les conditions d’hygiène, lors de la production des légumes verts, des melons et des tomates, vont être rédigées. Enfin, pour lutter contre la présence de salmonelles dans les œufs, les mesures de biosécurité vont être renforcées : les installations de plus de 3 000 poules pondeuses devront assurer un suivi précis de la présence de ces bactéries et les œufs devront être réfrigérés à 7,2°C pas moins de 36 heures après la ponte.

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